NaNoWriMo 2019 : Prison Dorée, jour 19

Aucun interrupteur ne permettait d’éclairer l’endroit, mais Éléonore s’y aventura tout de même. Au bout de quelques pas, le couloir tournait en coude et, même si elle n’y voyait plus goutte, elle continua.

Et faillit tomber.

Apparemment, le couloir menait juste à un trou et Éléonore s’appuya de la main sur le mur, le cœur battant : elle s’était faite une jolie frayeur. Elle s’était à peine remise de ses émotions qu’elle entendit des voix. Comme elle ne voulait pas qu’on la trouve dans les sous-sols, elle retourna prestement fermer la porte. Une fois dans le noir complet, elle retourna de l’autre côté du coude, près du trou. Éléonore entendit des gens parler dans le cellier, mais elle ne parvenait pas à discerner leurs propos.

Elle entendit la porte de son couloir s’ouvrir, en même temps qu’une faible lumière baignait l’autre côté du coude. « Non mais arrête, elle peut pas être là, y a juste une fosse.
— Bah, ça coûte rien de regarder.
— OK. Fais vite alors. »

Éléonore sentit la panique la gagner. Elle s’agrippa au mur qui bordait le trou et tâtonna du pied la base de la paroi à la recherche d’une prise. Comme elle ne savait pas quelle profondeur faisait la fosse, elle n’osa pas sauter dedans. Les pierres du mur étaient saillantes et Éléonore décida de tenter sa chance. Avec précaution, mais précipitation, elle se hissa contre la paroi pour se dissimuler derrière. La robe encombrante ne lui était pas d’une grande aide.

Son cœur battait à tout rompre pendant qu’elle se cramponnait au-dessus du vide pour se cacher. « Alors, tu vois quelque chose ? entendit-elle, la faisant sursauter.
— Non, sauf si elle est tombée dans le trou, mais il faudra aller chercher de la lumière pour vérifier.
— T’embêtes pas, je suis sûr que quelqu’un d’autre a du la trouver. On va avoir des nouvelles du QG aussi, ils vont nous guider.
— Ouais. C’est bizarre quand même. Je veux dire, elle a défoncé la porte de là-haut et elle est juste… partie ? Ça m’étonnerait qu’elle ait trouvé une carte pour ouvrir l’autre. »

Les deux compères s’en furent et Éléonore s’empressa de reprendre pied sur le sol. Ses bras lui faisaient mal, les pierres avaient abîmé ses doigts et elle maudissait cette robe envahissante. Maintenant qu’elle se retrouvait seule, elle réalisa qu’elle n’avait pas d’autre choix que de remonter, puisque cette issue menait à un trou et que l’autre était bloquée.

Elle hésitait sur la marche à suivre. Dans le doute, elle décida d’attendre la nuit avant de remonter, espérant que la plupart de ses geôliers dormiraient et que les caméras — s’il y en avait — captaient mal les images dans le noir. Dans le pire des cas, quelqu’un reviendrait plus tôt fouiller la fosse avec une torche et elle se ferait attraper. Dans le meilleur des cas, elle pourrait s’enfuir du château, quitter le domaine et retourner à la civilisation.

Éléonore se frappa le front de la paume. Elle ne pouvait pas essayer de s’enfuir sans Gaël.

510 mots pour aujourd’hui hahaha ! Finalement, il semblerait que je préfère accumuler du retard XD

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