Bilboquet Sac le Corsit

Salutations !

Le premier chapitre des aventures de Bilboquet Sac est enfin en ligne, vous pouvez aller le lire directement sur le compte twitter en question :

La suite viendra la semaine prochaine, alors à bientôt !

Parodie de Bilbo le Hobbit

Glorieuses salutations !

Si tu as lu le titre, tu sais ce dont ce message va parler. Alors oui, ce que je propose là a déjà été fait. Les parodies des écrits de Tolkien sont moult, mais celle-là c’est la mienne, parce que j’avais besoin de raconter des bêtises entre deux trucs sérieux. Si tu ne me suis pas sur un réseau social, sache que toute cette histoire est partie de la blague anneau unique => anneau punique.

Punique étant un qualificatif que les romains donnaient aux carthaginois, ma parodie de Bilbo se déroule dans notre antiquité. Du moins, à peu près. Bilbo le hobbit est donc devenu Bilbo le corsit, qui a quitté sa corse natale par appât du gain. Cette histoire sera racontée par Bilbo lui-même sur twitter, chaque chapitre que j’ai redécoupé constituera un thread et il y aura un thread par semaine, pendant douze semaines.

« Trop bien ! » te réjouis-tu. « Mais où puis-je trouver ce glorieux compte twitter ? » Il te suffit de rajouter @BilboquetSac dans tes abonnements ( https://twitter.com/BilboquetSac ). Il est facile à reconnaître avec sa PP de champignons. Il a déjà posté quelques trucs en guise de test, en attendant de pouvoir raconter son histoire en bonne et due forme et il t’attend.

« Super ! » t’exclames-tu. « Mais quand cela va-t-il commencer ? » Demain ou après-demain, en tous cas très vite !

N’hésitez pas à aimer et à repartager, ça m’aiderait beaucoup 🙂

À bientôt pour de nouvelles aventures ! (ou alors de vieilles aventures revisitées, ça dépend)

Joyeux 2020 !

Glorieuses salutations en ce déjà trépidant 2020 !

Comme tu as pu le constater grâce à ton perçant sens de l’observation, 2020 est composé de 20 et de 20. Autrement dit : de vin et de vin. Ton perçant sens de l’observation va certainement ajouter que mon sens de l’humour ne s’est pas bonifié avec le temps, mais tant pis, ne l’écoute pas ; il se montre désagréable.

Pour l’occasion, je vais reprendre le thème de mes vœux de 2015. Comme c’était il y a cinq ans, je suppose que tu ne t’en souviens pas. Et puis sinon, eh bah tant pis hahaha ! (Ouuuh, que je suis désagréable en ce début 2020 moi aussi)

En revanche, je vais cesser de parler de fin du monde, parce que c’est déjà pas mal engagé, du coup tout cela n’a aucun sens. En attendant la prochaine catastrophe, qu’elle vienne d’un volcan, de la troisième guerre mondiale ou d’un chauffe-eau qui joue à la cascade au beau milieu de la nuit, laisse-moi t’inviter dans un lieu paisible. Viens donc visiter le tout jeune vignoble de 2020 ! Tu y trouveras des ceps respirant le bonheur, avec des richesses en grappes, le tout sucré de bonne santé et aux riches couleurs de l’Amour. C’est agréable, n’est-ce pas ? Je trouve aussi et voilà tout ce que je te souhaite.

D’habitude, le vin est à consommer avec ton meilleur ami modération, mais pour celui-là, tu peux y aller sans crainte. N’oublie pas de transmettre les couleurs de l’amour tout autour de toi, même si je radote.

Bonne année 2020 qui, je l’espère, sera prodigue de choses positives pour toi !

NaNoWriMo 2019 : fin

Glorieuses salutations !

Cette année, je ne suis pas allée au bout du NaNoWriMo. Et oué, des fois ça arrive. En fait, le sujet du roman en question était un peu trop lourd pour moi et c’était difficile à gérer. Alors je le finirai, mais en prenant mon temps et en ne faisant pas que ça ! De toute façon, je n’ai fondamentalement plus besoin du NaNo pour avancer. J’ai déjà tant de trucs à retravailler sous la main que, même, ce n’est plus une bonne idée d’en rajouter.

Alors tant pis pour cette année et puis on verra l’année prochaine si je participe ou pas !

En attendant j’ai à profiter de mon glorieux mois des cadeaux et puis m’occuper de voir pourquoi Pôle Emploi trouve que ma fin de contrat ne peut pas ouvrir mes droits aux allocations de chômage (alors que c’est une fin de CDD, que normalement y a pas de souci, et que j’ai travaillé plus que les 6 mois requis durant les 24 derniers mois). Ça, c’est pas cool pour le mois des cadeaux et c’est un peu stressant pour la suite ; j’espère avoir de leurs nouvelles bientôt après ma réclamation.

Eh oui, parce que tant que personne n’accepte de publier un de mes romans, j’ai besoin de sous ailleurs, que je gagne entre un boulot alimentaire saisonnier et des allocations chômage. Je sais, j’exagère. Après tout, je devrais me nourrir de ma passion, hein.

Bref.

Dans tous les cas, joyeux mois des cadeaux à tout le monde et à bientôt pour de nouvelles aventures !

NaNoWriMo 2019 : Prison Dorée, jour 21

[préciser que Gaël arrête de jouer si c’est pas fait]

Si Jodie était présente, elle se voyait mal proposer un nouvel essai de fuite. La servante était la personne qui l’avait le plus collé aux basques pour la surveiller et Éléonore se sentait irritée à chaque fois qu’elle l’apercevait. De plus, si jamais il y avait un micro, Jodie venait de signaler sa présence, ce qui l’énervait d’autant plus. « Je ne fais que passer, je ne voudrais pas vous déranger, ajouta-t-elle. J’ai encore quelque chose à faire.
— On avait fini, précisa Gaël avec un sourire.
— Ah bon ? s’étonna Jodie.
— Oui oui. » confirma-t-il.

La servante parut un peu déçue et il y eut un moment de flottement. « Avez-vous besoin de mes services, madame ? s’enquit Jodie avec une pointe d’espoir.
— Pas du tout, il est tard, vous pouvez aller vous reposer. » Éléonore s’étonna de parler de la sorte. Elle avait envie de laisser tomber toutes ces simagrées et d’envoyer balader tout le monde.
Jodie afficha une moue irritée, mais obéit. Après son départ, les deux restants restèrent un instant silencieux. « Ça va ? demanda Gaël.
— Oui oui, balaya-t-elle. On ferait mieux de partir, il ne faut pas trainer ici, surtout que Jodie va prévenir tout le monde que je suis revenue.
— Par où ?
— Je ne sais pas, j’en ai marre. »

Elle ne voulait pas en dire plus tant qu’elle ne savait pas si quelqu’un l’écoutait ou non. Faisant demi-tour, elle sortit des appartements et Gaël la rattrapa, toujours son luth à la main. « J’étais inquiet quand tu as disparu. Tu étais où ? Tout le monde te cherchait partout, tu les as sacrément embêtés.
— Je… j’étais sortie. » Éléonore aurait bien voulu savoir où étaient les micros. Elle n’osait pas en dire plus pour le moment.

« Et toi ça se passait bien avec Jodie ?
— Avec qui ? Ah, oui. J’essaie de me la mettre dans la poche, au cas où.
— Tu as bien du courage… En tous cas, ça avait l’air de bien fonctionner.
— Boah, dit Gaël en haussant les épaules, tu sais, je pense qu’elle essayait surtout de me soutirer des infos.
— Je me doute.
— En tous cas, si t’as pas d’idée d’endroit par où fuir, j’ai entendu parler d’un truc tout à l’heure, pendant que tu étais à ta représentation.
— D’accord. » acquiesça Éléonore.

Après tout, elle ne disposait pas de ces fameuses cartes qui ouvraient la porte du cellier au sous-sol, donc la solution de Gaël était certainement meilleure. Dans tous les cas, ils devaient se dépêcher avant que tout le château décide de constater son retour. Elle se laissa guider par Gaël qui, visiblement, n’avait pas chômé pendant son absence. Il avait découvert un chemin très peu emprunté, grâce auquel ils ne croisèrent personne en sortant de la bâtisse. Une fois dehors, il les fit prendre le chemin opposé de celui qui menait à la grille.

Ils n’avaient rien pris pour se couvrir et grelottèrent très rapidement dans le froid nocturne, mais ils ne s’arrêtèrent pas. Marcher d’un bon pas les réchauffa un peu ; ils couraient presque.

526 mots. J’ai perdu le flow du NaNoWriMo, c’est un peu triste, mais j’avance quand même. On verra bien jusqu’où !

NaNoWriMo 2019 : Prison Dorée, jour 20

Adossée contre le mur, elle se demandait comment savoir quand la nuit serait arrivée. D’autant plus que, puisqu’elle s’était glissée ici en milieu d’après-midi, elle allait devoir patienter longtemps. [revérifier si c’est bien ça au niveau du temps] Elle ferma les yeux et laissa ses pensées vagabonder. Avec étonnement, Éléonore réalisa que la plupart d’entre elles concernaient Gaël. Où était-il passé pendant la représentation musicale ? Avait-il trouvé une façon de s’enfuir ? Elle songea que lors de leur première discussion, il lui avait dit qu’il était venu pour saboter l’opération. Maintenant qu’elle savait quelle était l’opération en question, elle trouvait que c’était une bonne idée et commença à réfléchir sur les façons dont elle pourrait saboter l’expérience.

Ladite expérience tournait principalement autour d’elle, à priori. C’était embarrassant, d’ailleurs. Elle sourit : finalement, le fait d’avoir disparu suffisait peut-être à saboter l’expérience en question. Malheureusement, elle ne pensait pas pouvoir rester cachée dans cet endroit sombre et humide suffisamment longtemps pour mettre un terme à l’opération parentale. Elle avait de quoi manger juste à côté, certes, mais elle doutait que son petit bout de couloir reste indéfiniment sans surveillance.

Elle était très tentée d’essayer et ce, malgré l’inconfort de la situation. Ce qui l’inquiétait le plus venait de s’imposer à son esprit : si elle n’était plus là pour qu’ils s’amusent de ses interactions avec Gaël, qu’est ce que ses parents allaient faire de lui ? Éléonore les savait retors, mais elle n’aurait jamais pensé qu’ils laisseraient quiconque se faire torturer. Sous ce nouvel éclairage, elle se faisait du souci pour son compagnon d’infortune.

Plusieurs fois elle se raidit en entendant parler et aller et venir des gens à l’extérieur. Elle supposa que plusieurs d’entre eux possédaient des cartes qui permettaient d’ouvrir la mystérieuse porte. Éléonore se demanda si elle pouvait dérober une de ces cartes à quelqu’un. Avec un peu de chances, cette porte menait jusqu’à ses parents et elle pourrait les houspiller à propos de leur manque d’éthique.

Les aller-retour se raréfièrent et, après un long moment sans passage, Éléonore décida qu’elle en avait assez de patienter. Elle sortit, étirant un peu ses jambes ankylosées, et entreprit de retrouver les escaliers à tâtons, car elle ne voulait pas allumer la lumière de peur d’attirer l’attention. Butant contre une marche, elle réprima la flopée d’injures qui devaient accompagner la douleur, puis entreprit de remonter les escaliers, avec précaution et en suivant le mur de la main.

Lorsqu’il n’y eut plus de marche et que sa main atteignit la ruine de la porte, elle constata qu’il faisait vraiment nuit. La lune et les étoiles qui passaient par les fenêtres ne suffisaient pas à éclairer efficacement l’arrière-cuisine. Comme Éléonore avait passé plusieurs heures dans le noir, cela lui suffit à se diriger et elle se hâta vers ses appartements, où elle espérait retrouver Gaël.

Elle sourit en entendant un luth jouer, en approchant de ses appartements, et elle ouvrit joyeusement la porte de son salon. Alors qu’elle s’apprêtait à interpeller son valet, elle le vit en train de badiner avec Jodie. Ils se tournèrent tous les deux dans sa direction en l’entendant entrer, l’air surpris. « Madame ! s’exclama Jodie. Où étiez-vous ? Tout le monde vous cherchait de partout ! Nous étions tous terriblement inquiets. Je suis restée à tenir compagnie à votre valet qui ne savait plus où vous chercher.
— Je vois ça. » répondit Éléonore.

 

566 petits mots pour aujourd’hui. Finirai-je aux 50 000 mots ou pas ? x)

NaNoWriMo 2019 : Prison Dorée, jour 19

Aucun interrupteur ne permettait d’éclairer l’endroit, mais Éléonore s’y aventura tout de même. Au bout de quelques pas, le couloir tournait en coude et, même si elle n’y voyait plus goutte, elle continua.

Et faillit tomber.

Apparemment, le couloir menait juste à un trou et Éléonore s’appuya de la main sur le mur, le cœur battant : elle s’était faite une jolie frayeur. Elle s’était à peine remise de ses émotions qu’elle entendit des voix. Comme elle ne voulait pas qu’on la trouve dans les sous-sols, elle retourna prestement fermer la porte. Une fois dans le noir complet, elle retourna de l’autre côté du coude, près du trou. Éléonore entendit des gens parler dans le cellier, mais elle ne parvenait pas à discerner leurs propos.

Elle entendit la porte de son couloir s’ouvrir, en même temps qu’une faible lumière baignait l’autre côté du coude. « Non mais arrête, elle peut pas être là, y a juste une fosse.
— Bah, ça coûte rien de regarder.
— OK. Fais vite alors. »

Éléonore sentit la panique la gagner. Elle s’agrippa au mur qui bordait le trou et tâtonna du pied la base de la paroi à la recherche d’une prise. Comme elle ne savait pas quelle profondeur faisait la fosse, elle n’osa pas sauter dedans. Les pierres du mur étaient saillantes et Éléonore décida de tenter sa chance. Avec précaution, mais précipitation, elle se hissa contre la paroi pour se dissimuler derrière. La robe encombrante ne lui était pas d’une grande aide.

Son cœur battait à tout rompre pendant qu’elle se cramponnait au-dessus du vide pour se cacher. « Alors, tu vois quelque chose ? entendit-elle, la faisant sursauter.
— Non, sauf si elle est tombée dans le trou, mais il faudra aller chercher de la lumière pour vérifier.
— T’embêtes pas, je suis sûr que quelqu’un d’autre a du la trouver. On va avoir des nouvelles du QG aussi, ils vont nous guider.
— Ouais. C’est bizarre quand même. Je veux dire, elle a défoncé la porte de là-haut et elle est juste… partie ? Ça m’étonnerait qu’elle ait trouvé une carte pour ouvrir l’autre. »

Les deux compères s’en furent et Éléonore s’empressa de reprendre pied sur le sol. Ses bras lui faisaient mal, les pierres avaient abîmé ses doigts et elle maudissait cette robe envahissante. Maintenant qu’elle se retrouvait seule, elle réalisa qu’elle n’avait pas d’autre choix que de remonter, puisque cette issue menait à un trou et que l’autre était bloquée.

Elle hésitait sur la marche à suivre. Dans le doute, elle décida d’attendre la nuit avant de remonter, espérant que la plupart de ses geôliers dormiraient et que les caméras — s’il y en avait — captaient mal les images dans le noir. Dans le pire des cas, quelqu’un reviendrait plus tôt fouiller la fosse avec une torche et elle se ferait attraper. Dans le meilleur des cas, elle pourrait s’enfuir du château, quitter le domaine et retourner à la civilisation.

Éléonore se frappa le front de la paume. Elle ne pouvait pas essayer de s’enfuir sans Gaël.

510 mots pour aujourd’hui hahaha ! Finalement, il semblerait que je préfère accumuler du retard XD