NaNoWriMo 2018 enfin la fin !

Glorieuses salutations !

Ce NaNoWriMo 2018 s’est déroulé dans la douleur, le sang et les larmes ! Bon, je suis peut-être un tout petit peu mélodramatique, là. N’empêche que, si mon NaNo 2017 était mon plus brouillon, celui de 2018 aura été le plus douloureux de tous. Déjà, le projet étant une suite et pas un roman tout neuf, ça s’annonçait plus difficile que d’habitude. Et puis, j’avais déjà fait des sessions alors que je travaillais et une session pendant que j’étais Municipal Liaison du NaNoWriMo pour la région Auvergne-Rhône-Alpes et je n’avais pas eu trop de souci à réussir mes défis et, la plupart du temps, avec de l’avance. Mais je n’avais jamais fait les deux en même temps que le NaNoWriMo. Sans oublier que je me suis aussi tirée une balle dans le pied en acceptant un évènement au milieu, plus quelques imprévus classiques et un début chaotique là où j’aurais dû prendre de l’avance pour passer une expérience moins stressante.

Dans tous les cas, ce NaNoWriMo s’est quand même terminé (le roman je pense pas, mais le mois de novembre oui ^^) et il m’a donné de la matière pour continuer les aventures dans mon univers d’Arkhaiologia, ça m’a débloqué certaines choses et ça m’a obligée à réfléchir à plein de trucs. Il y en a peut-être une partie qui remontera dans le tome 1 et ça va me demander beaucoup de boulot pour terminer un premier jet potable du tome 2. Ce qui est chouette, c’est que j’ai très envie de me lancer dans le retravail de tout ce glorieux désordre (Entropie devrait être mon deuxième prénom), donc j’attends janvier avec impatience. Là je ne suis plus capable de rien faire, alors je vais essayer de me reposer un peu, malgré la sportitude habituelle du mois de décembre.

En janvier il faudra aussi que je tente de relancer les micro-nouvelles de l’Auberge du Loup d’Argent, d’autant plus que tout Le Cœur de l’Hiver sera disponible sur YouTube, alors il faudra bien que je mette du contenu en plus. Et puis j’ai encore cinquante millions de trucs à faire à côté de ça. J’ai beaucoup trop de projets à mener !

En attendant je vous souhaite une bonne nuit et à bientôt pour de nouvelles aventures 🙂

NaNoWriMo 2018 : résumé du tome précédent (pour pouvoir suivre celui de 2018)

Attention, c’est du spoil sur le premier tome d’Arkhaiologia ! Mais si ça vous intéresse de suivre le tome 2, voici un résumé du tome 1 :

Ethelle Morton a bien des soucis. Dans un monde qui rappelle notre époque de la Révolution Industrielle, elle se retrouve désargentée. Son héritage a été saisi pour couvrir les dettes paternelles, suite à l’implication de celui-ci dans la faillite de trois entreprises florissantes. Subissant l’opprobre de la part de ses pairs, Ethelle ne peut plus compter que sur elle-même, ce qu’elle fait avec détermination. Pour ne rien arranger, elle a l’impression de perdre la raison à apercevoir des créatures de contes de fées où qu’elle regarde.

Luttant pour sa survie, elle se voit contrainte de rejoindre le gang des Faucheux, dirigés par la mystérieuse Arabella Finley, alias la Veuve-Noire. Mademoiselle Morton estime qu’Arabella a un caractère trop changeant et la considère dangereuse. La Veuve-Noire croit même aux dragons et aux banshees, ce qui met la jeune femme mal à l’aise ; cela fait trop écho à ce qu’elle a l’impression de voir depuis quelques temps. Ethelle fuit donc le repaire des Faucheux en compagnie de Clay, l’un d’entre eux.

Ils rencontrent alors le professeur Derrington, un archéologue joyeux et excentrique. Celui-ci clame que le surnaturel s’immisce dans leur monde, confirmant ainsi à Ethelle que son esprit était resté sain et que des êtres magiques commençaient bel et bien à se répandre. L’archéologue est certain de trouver des réponses à ce problème dans une bibliothèque issue du fond des âges qu’il a découverte il y a peu. Ethelle et Clay décident de le suivre et d’étudier avec lui la civilisation perdue à l’origine de ce bâtiment universitaire oublié.

Alors que le professeur Derrington et ses deux apprentis se ravitaillent en ville entre deux sessions de fouilles, Ethelle retrouve un jeune homme issu de son ancien monde de titres et de richesses : Nicolas Merryweather. Peu regardant sur le scandale autour du nom des Morton, le jeune homme se lie d’amitié avec elle et ses deux compagnons. Lui aussi est convaincu de l’émergence du surnaturel.

De plus en plus de gens prennent conscience de l’existence des créatures de contes de fées. Surtout lorsqu’une troupe d’êtres féériques furieux jaillit de sous un menhir, blessant des passants, avant de disparaître comme ils étaient apparus. Ethelle fait partie des blessés et Nicolas lui propose de passer sa convalescence dans son manoir. Elle y consent à contrecœur, tandis que le professeur Derrington et Clay, estimant que la situation est pressante, retournent à la bibliothèque. Le jeune Merryweather offre alors à Ethelle de lui prêter assistance dans sa quête de laver le nom des Morton. Elle accepte la proposition, délaissant ses compagnons.

Alors que l’énergie magique revient en concentration de plus en plus forte dans le monde, une grande dragonne est sur le point de se réveiller.

NaNoWriMo 2018

Glorieuses salutations !

Vous avez maintenant l’habitude : tous les ans je participe au NaNoWriMo, ce défi d’écriture où le but est d’écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Jusqu’ici, j’y suis arrivée à chaque fois, mais je dois dire que cette année je ne suis pas sûre de moi DU TOUT. Mon but est de finir (car il est commencé) le premier jet du tome 2 d’Arkhaiologia. Comme ça je pourrai retravailler le tome 1 et 2 en parallèle à partir de janvier (oui, le tome 1 aussi même s’il est envoyé et je vous expliquerai pourquoi plus tard). Le souci, c’est que je ne sais pas si le fait de l’avoir déjà commencé et de continuer sur un univers déjà existant va pas me bloquer par crainte de faire des incohérences.

En plus, initialement je pensais avancer le plus possible mon premier jet du tome 2 (de début septembre à fin octobre) pour pouvoir me lancer dans le tome 3 pour ce NaNoWriMo, histoire de pouvoir retravailler et finaliser ma trilogie dans son ensemble ! Sauf que j’ai repris un emploi-qui-donne-des-sous-pour-pouvoir-manger (saupoudré d’une bonne dose de dépression qui avait débuté quelques semaines auparavant et qui s’est terminée la semaine dernière) la deuxième semaine de septembre, ce qui a mis un gros frein à mon projet. Et puis novembre approchant, mes activités de Municipal Liaison pour le NaNoWriMo ont terminé de stopper l’avancement de mon pauvre petit tome 2. J’ai pris un retard fou sur ce projet, mais tant pis.

Dans tous les cas, je posterai mon avancement sur le blog comme tous les ans, parce que ça me motive bien. Je ne sais pas du tout si ça sera compréhensible pour ceux qui n’ont pas lu le tome 1, mais au pire vous pourrez me poser des questions si vous ne comprenez pas. J’ai un résumé d’une page et demi tout prêt que j’avais envoyé aux éditeurs. Ou alors j’ai le tome 1 lui-même.

En parlant du tome 1 (quelle glorieuse transition décidément !), il est envoyé dans des maisons d’édition depuis fin août. Comme vous le savez sûrement si vous en avez déjà discuté avec moi, ils mettent du temps à répondre. Sauf une qui a répondu assez vite, qui a bien aimé mais qui trouvait qu’il avait juste un peu trop de défauts pour se lancer dans l’aventure de la publication avec moi. Comme ils m’ont donné des pistes d’amélioration (à ma grande surprise), je reprendrai mon tome 1 en suivant les conseils (en même temps que mon tome 2, donc). De toutes façons j’ai un ou deux trucs à rajouter encore dans ce tome 1. Je savais que je l’avais envoyé un peu tôt, mais j’étais un peu pressée par le temps, alors je me suis dit que sur un malentendu ça pouvait marcher.

BREF !
Le NaNoWriMo, c’est bientôt et si à un moment vous voulez vous aussi vous lancer dans l’aventure, n’hésitez surtout pas ! Peut-être que ce fonctionnement ne vous conviendra pas, mais c’est intéressant d’essayer au moins une fois.

À bientôt pour de nouvelles aventures !

Avancées et NaNoCamp d’avril 2018

Glorieuses salutations !

J’ai réalisé que je n’avais pas posté ici depuis janvier. C’est terrible ! Il faut dire que j’ai moins d’inspiration pour des petites histoires ces derniers mois. Ce sont les grosses qui avancent en revanche ! Ce Camp NaNoWriMo d’avril m’a permis de donner un bon coup de collier et de terminer une version bêta de mon premier tome d’Arkhaiologia, après moult découpages, tranchages, ajouts et changements. Je pense qu’il s’appellera La Bibliothèque, parce que je suis pas très douée pour trouver des titres. Ça peut encore changer : j’aurai peut-être une illumination, qui sait ?

En attendant que ma version bêta se repose avant son ultime relecture/révision (ou avant dernière : on est jamais à l’abri d’un besoin de relecture intempestif !), je vais terminer le NaNoCamp en avançant sur le tome 2. J’hésite à tenter un NaNoWriMo tome 3 en novembre, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée. Mes prochains mois seront surtout axés sur ce deuxième tome dans tous les cas et j’espère retrouver l’inspiration pour mes historiettes au passage. Ou alors peut-être que je reprendrai mes anciennes pour les travailler. La plupart ont été postées sans réelle relecture, j’avoue. Enfin, on verra, il y a toujours plein de possibilités de choses à faire.

Concernant Le Cœur de l’Hiver, il n’a toujours pas trouvé preneur. La classique fantasy mythologique, ça ne marche pas très bien. Du coup, si les deux derniers à qui j’ai envoyé en janvier refusent (ils ont dit que si on avait pas de réponse dans les 8 mois, c’est qu’ils ne prenaient pas, ce qui m’amènera vers septembre-octobre), je ferai un ultime ménage dessus et je le passerai en auto-édition. Après tout, c’était un roman-test, même si je l’aime bien ^^ Il y aura certainement un audiobook aussi, mais ça va me prendre un temps fou d’enregistrer tout ça. Je m’inquiète moins pour Arkhaiologia qui est plus original (mais qui sera en plusieurs tomes, ce qui peut poser des soucis aussi paraît-il).

Voilà, c’était un résumé de mes glorieuses aventures écrivainesques !
À bientôt pour de nouvelles aventures !

 

NaNoWriMo 2017 jour 30 C’EST FINI !

Salutations !

J’ai ENFIN fini ! À la fois de terminer l’histoire ET de terminer le défi d’écrire les 50 000 mots en un mois. Je ne vous mets pas ma production d’aujourd’hui parce que ce sont des petits paragraphes que je vais rajouter par ci par là et que, plus ça allait, plus c’était n’importe quoi. Je ne sais pas s’ils resteront tous dans la version finale.

Et parlons en, de cette version finale ! Ce NaNoWriMo « À l’École de l’Autre Côté du Miroir » est, sans conteste, le plus brouillon de touuus les NaNo que j’ai fait jusque là (c’est le quatrième). S’il avait été comme le deuxième (Kit et Rielle) que j’ai moyennement apprécié, ça n’aurait pas été grave, je l’aurais abandonné au fond d’un dossier dans la partition D: de mon ordinateur (du coup ça fait un bonhomme pas content hihihi !). Malheureusement, j’ai bien aimé mon idée globale et j’ai envie d’en faire un vrai truc, comme mon Arkhaiologia de l’année dernière ! (même si Arkhaiologia avait le gros avantage d’être beaucoup moins brouillon)

Alors c’est positif parce que ça me fait un autre roman sous le coude. Un roman jeunesse en plus, je n’avais pas encore réussi à en faire un (même si c’était l’idée initiale pour Bård, mais qui, finalement, n’était plus si jeunesse après un ou deux premiers chapitres un peu trop sanglants). Ça fera de la variété, c’est bien ! Et puis il y a de la matière à faire un roman par année scolaire, un peu comme une série de romans bien connue. Donc c’est bien aussi ! Je pense que je pourrai travailler uniquement sur Arkhaiologia et sur l’école de l’autre côté du miroir pendant un bon moment. Plusieurs années même. Et si je reprends mon projet des pirates que j’ai toujours sous le coude et que j’ai envie de reprendre aussi, je n’ai plus besoin de trouver de nouvelles idées pendant quelques temps.

Donc tout ça est positif, mais ça va me demander beauuucoup de travail. Ce qui est un peu compliqué, parce que je vais bientôt devoir retrouver un travail alimentaire, ce qui va me prendre du temps et surtout de l’énergie. Dans l’immédiat, je vais [m’occuper du mois des cadeauuux !] m’enregistrer en train de lire « Le Cœur de l’Hiver » (premier NaNoWriMo et premier roman terminé) que je verrai pour vous mettre à disposition quelque part où ça sera pratique. J’ai aussi quelques unes de mes micro-nouvelles déjà enregistrées et j’ai aussi un projet d’histoire sur ce genre de support aussi (parce qu’avoir 50 000 projets, c’est plus rigolo). C’est lent, mais ça va venir.

Merci à ceux qui ont été intéressés par mon aventure NaNotesque cette année, ça me fait plaisir et ça me motive !

NaNoWriMo 2017

Salutations !

Ça fait teeellement longtemps que je n’ai pas posté ici ! Et pourtant, je ne suis pas inactive. Dans tous les cas, rassurez-vous, il va de nouveau y avoir de l’activité ici, notamment avec l’arrivée prochaine du NaNoWriMo, auquel je vais encore participer. Pour rappel, le NaNoWriMo est un évènement qui se déroule pendant le mois de novembre et où le but est d’écrire un roman de 50 000 mots du début à la fin pendant les 30 jours. Comme je trouvais que ce n’était pas assez, cette année je suis aussi co-ML du NaNoWriMo pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ça signifie que je suis une des deux personnes qui font le lien entre le NaNoWriMo et les NaNoteurs de la région.

(Du coup, hein, si ça vous intéresse de participer et de faire partie de la communauté, inscrivez-vous là https://nanowrimo.org, choisissez-vous une « Home Region » parmi Auvergne-Rhône-Alpes, Lille, Nancy, Paris et/ou Elsewhere, et contactez-moi si vous avez des questions).

Tout ça est très beau, mais je ne sais pas encore ce que je vais écrire pendant ce NaNo. J’hésite entre plusieurs trucs, et il y a de grandes chances que je ne me décide que quelques jours avant le début (comme la plupart du temps, en fait).

Concernant mes projets du moment, il y a longtemps j’avais parlé d’enregistrer certaines de mes petites histoires et d’enregistrer une histoire racontée. C’est en cours, même si en ce moment j’ai tendance à oublier que j’ai ce projet sur le feu. Il faut dire que mon activité principale consiste à m’inquiéter de savoir à qui j’envoie Le Cœur de l’Hiver (vu que je n’ai pas eu de réponses) et de faire des relances pour les non-réponses, à corriger le premier tome d’Arkhaiologia en vue d’avoir une version bêta et d’autres trucs de cet ordre.

À bientôt pour de nouvelles aventures en tous cas, et rendez-vous le 1er Novembre pour le NaNoWriMo !

Fin du NaNoCamp de Juillet 2017

Salutations !

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas posté ici. J’étais donc en NaNoCamp, avec un tout petit objectif parce qu’il est de notoriété personnelle que le NaNoCamp de Juillet est difficile. J’ai tout de même atteint mon objectif et il donnera lieu à une nouvelle façon de raconter des histoires. En plus, ça aura un lointain rapport avec Arkhaiologia ! Ce qui me réjouit. Ça arrivera dans les semaines qui viennent !

Maintenant, il faut que je recommence à peupler ce blog d’élucubrations diverses, ce qui n’est pas forcément simple puisque mes doigts fondent sous la chaleur. On m’informe que ce n’est pas ce qui se produit, mais ça fait vachement bien semblant je trouve !

Pendant que je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir raconter, vous pouvez réfléchir à ce que vous allez bien pouvoir raconter vous pendant le NaNoWriMo de Novembre 2017 ! Oui parce que nous sommes déjà en août et le temps passe à une vitesse effroyable. Alors il est temps de commencer à songer à tout ça !

Continuez de passer de bonnes vacances pour ceux qui en ont et à bientôt pour de nouvelles aventures !

NaNoWriMo 2016, c’est fini !

Salutations !

Et voilà, le NaNoWriMo 2016 est fini pour moi. J’ai commencé avec un peu de retard et fini avec un peu d’avance, sur une idée que j’aimais bien, tout parfait, donc. Je suis bien contente d’avoir vu mon inspiration générale revenir courant Juin, après plus d’un an de grosses difficulté à écrire. Et ça m’a fait très plaisir de voir cette session NaNoWriMotesque glisser comme sur du velours.

Alors bien sûr, je ne suis pas arrivée à la fin du roman en question. Quand j’ai un peu dépassé la moitié du NaNo, je me suis rendue compte que j’aurai beaucoup, mais alors beaucoup, de mal à arriver jusqu’à la fin. Ce qui n’est pas une première, puisqu’il m’est arrivé la même chose avec Le Coeur de l’Hiver (anciennement Bård qui, lui, est à présent fini et est deux fois plus gros qu’à la fin du NaNo 2014). Sauf que cette fois, j’ai tellement de choses à rajouter que je pense qu’il faut d’avantage parler en terme de tomes. L’avantage, c’est que je sais où c’est sensé aller (le mot « sensé » a bien sa place : on est jamais à l’abri d’une surprise, puisque j’écris sans préparation sur des idées qui me passent par la tête). En vrai, je crains que là-où-je-suis-sensée-aller ne soit que la fin d’un tome 2, et qu’il y en aurait un troisième qui se profilerait derrière (enfin ça, c’est de la faute de Marine qui m’a dit : « Et si tu faisais une trilogie ? O:-) » ). Mais je préfère ne pas trop regarder, mes persos se moquent de moi après. Si ça se trouve, d’ici là ils se seront lassés, on ne sait jamais !

Quoiqu’il en soit c’est fini, ça fait un peu bizarre cette soudaine coupure de fin de NaNoWriMo ^^ Mais il ne faut pas que je me repose trop sur mes lauriers. Les Haïkus de la Triche et leurs copains vont devoir revenir maintenant.

Bonne soirée et à bientôt pour de nouvelles élucubrations !

 

Winner NaNoWriMo 2016

NaNoWriMo 2016 : Arkhaiologia Jour 28

Loin de là, profondément enterrée sous les racines d’une haute montagne au milieu d’une cordillère enneigée, une immense créature vit son coma s’atténuer un peu, au fur et à mesure que quelques lambeaux timides de magie venaient s’immiscer jusqu’à son lointain abri. Un bout d’aile frémit par réflexe. La quantité de magie était encore beaucoup trop faible pour espérer réveiller la créature plongée dans un profond sommeil. Quelques pensées lui traversèrent néanmoins l’esprit. Des souvenirs, d’abord. Notamment une image horrible de ses œufs brisés. Et la sensation de tristesse mêlée de haine qui avait suivi. Sa volonté s’affermit. Elle n’était pas passée loin de la mort, en fait, de cela aussi, elle était consciente. Elle voulait sortir de son hibernation millénaire, mais le temps n’était pas encore venu.

Avant de s’endormir d’un sommeil qui aurait pu être éternel, elle avait vu l’action des humains : ce voile qui détruisait la magie sur son passage. Se sachant condamnée si ce voile noir la touchait, elle avait rapidement rassemblé quelques objets empreints de magie dans son antre, qu’elle avait creusé le plus profondément possible. Puis elle était entrée dans un état de profonde hibernation, pour utiliser le moins d’énergie – et de magie – possible, espérant pouvoir se réveiller un jour plus propice, lorsque les effets du voiles se seraient estompés. Elle avait déjà cru une fois qu’elle pourrait être réveillée, mais le voile avait de nouveau fait son œuvre avant qu’elle n’ouvre les yeux. Son sommeil s’était fait plus profond et elle avait bien failli trépasser dans son sommeil à ce moment là. La dragonne voulait croire que, cette fois-ci, elle aurait l’occasion de sortir à l’air libre, pour faire passer sa colère millénaire sur tous les humains qu’elle pourrait rencontrer.

Ses babines frémirent sur un grondement silencieux.

FIN !
(et à suivre, dans les faits)

NaNoWriMo 2016 : Arkhaiologia Jour 27

La rouquine fila vers sa robe pour l’enfiler. Sans aide, elle eut un peu de mal avec certaines fixations, mais elle finit par y arriver seule, ce qui lui procura une certaine satisfaction. Elle vérifia que le résultat était correcte grâce au grand miroir de la chambre. Elle était satisfaite du résultat mais remarqua qu’après le sommeil, ses cheveux étaient en bataille. Ethelle entreprit de se coiffer et de les arranger de manière raisonnable. S’inspectant de nouveau dans le miroir, elle constata qu’elle avait repris des couleurs, ce qui la rassura. Elle tomba ensuite sur les médicaments que madame Cartridge avait laissés sur sa table de chevet, leur tira la langue et les ignora. Ceci fait, elle sortit en trombe de la pièce, manquant de percuter la servante qui venait, certainement, la réveiller. « Pardonnez-moi madame ! S’exclama la domestique. Je ne vous avais pas vue.
– Je ne vous avais pas vue non plus, balaya Ethelle. Me cherchiez-vous ?
– Tout à fait, je venais vous aider à vous apprêter pour le dîner avec le jeune maître.
– Fort bien, déclara la rouquine en lissant machinalement sa robe. Je suis prête, vous n’avez plus qu’à m’emmener. »

La servante opina et mena la jeune femme dans la grande salle à manger de réception où le couvert était déjà disposé et où Nicolas se tenait devant l’une des grandes cheminée, admirant les flammes. En entendant les deux femmes entrer, il se retourna et accueillit son invitée avec un joyeux sourire. « Vous paraissez reposée, lui dit-il avec une pointe de soulagement. Je craignais que votre commotion ne s’avère très grave.
– Je vous remercie de votre attention, mais ne vous inquiétez pas, le rassura Ethelle. Je me sens déjà beaucoup mieux.
– J’en suis ravi. » Ils passèrent à table, où ils commencèrent à badiner à propos de folklore campagnard, du temps qui fraîchissait et des dégâts que pourraient infliger quelques bêtes mythologiques si elles venaient à se réveiller.

Puis, le sujet dériva de nouveau sur le père de la rouquine. Merryweather l’interrogea sur Charles Morton et Ethelle fit de son mieux pour raconter ce qu’elle savait des affaires de son père. Ce qui n’était pas grand chose, en réalité, puisqu’elle ne s’était jamais intéressée à ce qu’il faisait et qu’il ne s’étendait jamais dessus non plus. Nicolas la rassura : même le plus infime détail pouvait se révéler important. « De plus, ajouta-t-il, vous n’êtes pas seule dans cette affaire.
– Je vous ai vous, déclara la jeune femme, et je vous remercie encore pour cela.
– Et pas seulement, lui révéla son hôte d’un air espiègle. Vous avez d’autres alliés, bien qu’ils ne se soient pas encore manifestés.
– Vraiment ? S’enquit Ethelle avec incrédulité.
– Mais oui, je vous assure !
– Et qui donc ? »

La jeune femme voulait des noms. Si elle avait des alliés, comment se faisait-il qu’ils n’étaient pas venus l’aider lorsqu’elle en avait eu besoin ? Pourquoi aucun d’entre eux ne s’était manifesté ? Nicolas parlait-il du comte Clayton ? Car celui-ci avait, il est vrai, quelque peu tenté de l’aider. Sauf qu’il n’avait pas tenu à trop se mouiller non plus. La rouquine ne cacha pas sa curiosité auprès de Merryweather, mais celui-ci ne voulut rien lui révéler et fit planer le mystère. Vu l’air taquin qu’il arborait, Ethelle supposa qu’il faisait cela juste pour le plaisir de l’entendre ronchonner. Elle sourit. Nicolas lui assura qu’elle n’aurait pas trop longtemps à patienter avant de savoir. Il avait envoyé des télégrammes le jour même, pendant que son invitée dormait, pour convier certaines de ces personnes deux jours plus tard, dans le manoir. Cette nouvelle donna un peu le trac à Ethelle. Même si elle pensait que sa convalescence serait terminée d’ici là, elle doutait d’avoir suffisamment de temps pour se préparer à ces rencontres.

« Vous savez, je ne possède plus rien pour ainsi dire, expliqua-t-elle d’un air gêné à son hôte.
– Je le sais bien, répondit-il. Pourquoi me dites-vous cela ?
– Car la robe que je porte, par exemple, est ma dernière robe pour les… moyennes occasions, dirons-nous.
– Vous craignez de mal présenter ? S’enquit Merryweather.
– C’est tout à fait cela, oui, avoua-t-elle.
– Vous n’avez rien à craindre de ce côté là, la rassura son hôte.
– Ils vont remarquer et ils ne vont pas trouver cela sérieux, continua Ethelle qui avait l’impression que Nicolas ne voyait pas où elle voulait en venir.
– Ils ne remarqueront rien, lui affirma Merryweather. Je vais vous faire faire quelques tenues, cela devrait suffire.
– Vous feriez ça ? Mais je vous dois déjà tellement… »

La jeune femme était vraiment gênée de dépendre de tant de générosité. Après tout, depuis qu’elle s’était retrouvée livrée à elle-même, elle avait vécu principalement au crochet de Simon Derrington. Mais cela ne lui donnait pas le même sentiment. En effet, en restant avec l’archéologue, elle avait contribué à ses recherches dans la bibliothèque antique. Là, elle n’était qu’invitée. Elle s’ouvrit de sa gêne auprès de son bienfaiteur. Mais celui-ci balaya une fois de plus ses inquiétudes. « Vous trouverez bien de quoi me récompenser plus tard, lui assura-t-il. Je ne me fais pas de souci pour cela. Nous aurons tout le temps de nous en occuper. » Ethelle opina. Elle s’efforça d’enfouir sa gêne. Après tout, elle n’avait pas le choix d’en passer par là, encore une fois, semblerait-il. La jeune femme prit le parti de sourire à Merryweather, se demandant bien de quelle manière elle pourrait le remercier plus tard.

Ses préoccupations furent soufflées par l’arrivée du dessert. Nicolas, la voyant agitée et soucieuse, orienta la conversation de nouveau sur des sujets triviaux. Elle se détendit visiblement, mais était toujours un peu fatiguée suite à sa rencontre avec les korrigans agressifs. Son hôte prévenant ne fit pas durer la conversation, une fois le repas terminé. Il l’emmena pour une petite promenade digestive à l’extérieur qui consista, dans les faits, à faire simplement le tour du manoir. En rentrant, Ethelle avec les joues rosies par le froid. Merryweather l’emmena se réchauffer un instant sur un fauteuil devant une cheminée. Il s’installa sur le fauteuil d’en face et ils devisèrent un moment avant que les bâillements de la rouquine ne la contraignent à prendre congé. Encore une fois, elle s’effondra sur le lit au doux édredon et sombra instantanément dans le sommeil.

Sur le siège passager de la voiture de location chargée, Clay regardait défiler le paysage, songeur et déprimé. Simon continuait de babiller comme à son habitude, mais cela ne parvenait pas à dérider le jeune homme. Celui-ci trouvait le voyage plus fade sans le troisième membre de leur expédition, même si Ethelle ne s’était jamais montrée particulièrement bavarde. Avec qui allait-il pouvoir partager ses craintes et fascinations face aux merveilles de la bibliothèque ? Avec l’archéologue, ce n’était pas pareil. Ce dernier était moins réceptif et noyait rapidement tout sous son enthousiasme et ses connaissances. Et il était tellement passionné par les détails des scènes fantomatiques qu’il avait du mal à comprendre les craintes viscérales du jeune homme envers elles. Malgré les cahots de la route, Clay tenait en main l’un des nouveaux carnets à dessin que la rouquine avait amené comme contribution aux provisions pour les fouilles et essayait d’esquisser quelques traits.

Il abandonna rapidement ; la route était trop inégale. Soupirant, il tenta d’écouter un peu ce que disait Simon. « … Et donc, c’est pour cela que je pense que les korrigans que vous avez rencontrés étaient salement en colère. Ils ont toujours été malicieux, au point d’en arriver à de cruelles taquineries, mais rarement aussi ouvertement agressifs. Qui sait combien de temps ils ont passé enfermés sous terre ? N’importe qui serait furieux à leur place, je pense. Ce qui m’intrigue aussi, c’est cette histoire de poneys… » Clay l’avait déjà entendu dire toutes ces choses et cessa de nouveau d’écouter ce que racontait l’archéologue. Il aurait préféré qu’ils parlent d’Ethelle par exemple. Le jeune homme était toujours inquiet de sa santé, même si Merryweather leur avait assuré qu’un médecin viendrait continuer de l’examiner régulièrement. Il pouffa un profond soupir, qui passa totalement inaperçu. Simon était beaucoup trop concentré sur la route et sur ce qu’il disait.

Lorsqu’ils parvinrent à la clairière qui bordait le site de la bibliothèque, le jeune homme ressentit un grand soulagement. Mais ce soulagement fut de courte durée. Fusant au dessus de leur tête et passant à ras de la colline sous laquelle dormait la bibliothèque multimillénaire, un planeur à moteur (trouver un nom autre que ULM à cette bête là ?) en perdition apparut. Il était très petit et il n’était certainement occupé que par une seule personne, mais son réacteur était en feu et il était clairement en train d’essayer de se poser en catastrophe. Comme il disparut à leurs yeux derrière la colline, Simon et Clay bondirent de nouveau dans leur véhicule et entreprirent de faire le tour pour voir si le pilote avait besoin d’être secouru. Ils purent apercevoir le planeur se diriger à grande vitesse vers le sol. Mais, trop rapide il rebondit plusieurs fois avant de briser son essieu et de déraper dans la prairie en labourant la terre sur son passage et éteignant le feu du réacteur dans la terre.

Simon stoppa la voiture et les deux en sautèrent pour se précipiter sur l’engin volant, qui avait laissé des morceaux un peu partout pendant le dérapage et volerait beaucoup moins bien désormais. Clay fut le premier à arriver. Le pilote lui parut inconscient, mais pas gravement blessé. Aidé de l’archéologue qui stabilisait la structure, le jeune homme traîna le corps hors de l’appareil et le posa délicatement sur l’herbe de la prairie. Le pilote lui parut extrêmement petit. Un flot de cheveux blonds jaillissaient du casque en cuir qui lui recouvrait le crâne. Pris d’un pressentiment, il souleva les lunettes d’aviateur qui lui mangeaient le visage. « Tina ! » S’exclama-t-il, d’un ton où la surprise se mêla aussitôt à l’inquiétude. « Tina ! » L’appela-t-il de nouveau. Il écopa d’un vague grognement en réponse. Simon, qui s’était assuré que le risque d’incendie était définitivement écarté, les rejoignit. « Tina, réveille-toi, répéta Clay.
– La connais-tu ? S’enquit l’archéologue qui commença à enlever le casque de la jeune fille pour vérifier si elle ne s’était pas cogné trop fort quelque part.
– Oui, nous faisions partie d’un groupe, tous les deux, répondit le jeune homme. Nous étions des Faucheux.
– Comme les araignées ? Demanda Simon qui continuait d’inspecter la jeune fille.
– Tout à fait. »

L’archéologue poussa un soudain cri de douleur. Tina lui avait mordu la main et y restait agrippée en grognant comme un chien. « Lâche-le Tina, lui ordonna Clay d’un ton sec.
– Clay ! S’exclama la jeune fille éberluée après avoir lâché la main de Simon. Je suis morte et je rêve pour l’éternité, c’est ça ? Ou alors tu es mort aussi ?
– Non, tu n’es pas morte et moi non plus, l’informa son aîné avec un sourire. J’ai même l’impression que tu vas plutôt bien.
– Tu en es certain ? Vérifia-t-elle en arborant un air sceptique. J’ai vraiment l’impression de flotter.
– C’est juste le choc sur la tête. Peux-tu te lever ?
– Je ne vois pas l’intérêt de me lever si je suis morte, laisse-moi profiter un moment ! Je viens de m’écraser au sol, c’est éprouvant moralement, tu ne te rends pas compte… » Pour toute réponse, Clay lui donna une bourrade et l’aida à se mettre debout. « Ouh ! Ca tangue ! » S’exclama-t-elle, avant de préciser : « Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais j’ai toujours rêvé de dire ça.
– Ca a clairement eu un effet sur ta tête. » Commenta l’ancien Faucheux qui ne l’avait jamais entendue dire autant de bêtises. Il commençait à s’inquiéter pour la santé mentale de sa jeune amie, mais celle-ci parut se reprendre.

Elle fit quelques pas puis, avisant l’archéologue, lui lança un regard soupçonneux. « Qui c’est, lui ? Demanda-t-elle crûment.
– Je te présente Simon Derrington, lui expliqua Clay. Il est un éminent archéologue et mon ami, aussi.
– Ton ami ? Répéta Tina d’un ton incrédule. Et tu as perdu ta rousse ?
– Dis-donc, s’emporta Clay. Nous ne nous sommes pas vus depuis une éternité, je viens t’aider et tout ce que tu trouves à faire c’est de mordre mon ami et te montrer désagréable avec moi ?
– Hmpf. » Le jeune fille croisa les bras et détourna le regard, la mine boudeuse. Ils se tournèrent de nouveau vers l’archéologue, qui avait poussé un nouveau petit cri. Il était en train de désinfecter la plaie là où les marques de dents avaient imprimé sa main jusqu’au sang et cela semblait plutôt douloureux. L’ancien Faucheux grimaça avec empathie, puis jeta un nouveau regard furieux à la blondinette.

Celle-ci lui rendit un regard coupable et marmonna des excuses. Clay s’adoucit. Il savait qu’il n’obtiendrait pas mieux et qu’elle se sentait véritablement gênée de son attitude. Le jeune homme soupira et lui ouvrit les bras. « Je suis content de te voir, lui dit-il. Tu m’as manqué. » La jeune fille écarquilla les yeux puis, après un hochement de tête encourageant de son ami, elle se jeta dans ses bras. « Il va falloir que tu m’expliques ce que tu fais là, d’ailleurs, ajouta-t-il.
– J’ai eu peur de mourir, marmonna-t-elle le visage enfoui dans sa poitrine.
– A l’atterrissage ?
– Oui… Avoua-t-elle la voix tremblante.
– C’est fini maintenant, la consola Clay. Tout va bien et tu es même en un seul morceau.
– Ah, vous avez enfin apprivoisé la petite bête sauvage à ce que je vois, intervint Simon qui avait fini par bander sa main mordue. Tant mieux !
– Votre main ? S’enquit le jeune homme.
– Oh, ce n’est rien, le rassura l’archéologue. J’ai connu des chiens plus dangereux. »

La jeune fille se dégagea doucement de l’étreinte de son ancien compagnon et jeta un coup d’oeil à l’appareil qui l’avait menée jusqu’ici. Elle fit rapidement les quelques pas qui la séparaient de l’engin et commença à l’inspecter. « Pfou ! Il est quasiment en miettes, constata-t-elle. Ca va me prendre des jours pour réparer tout ça…
– Tu t’es remise à bricoler des trucs ? S’enquit Clay avec intérêt.
– Oui, confirma la jeune fille en commençant à rassembler quelques débris çà et là. Il m’est apparu que notre bonne vieille veuve noire devenait un peu trop siphonnée à mon goût, tu vois.
– Une veuve noire ? S’enquit l’archéologue en se mettant à aider la blondinette à ramasser les débris de son appareil.
– C’est le nom que se donne notre ancienne cheftaine, précisa Clay. Et, c’est vrai qu’elle est un peu folle.
– Un peu ? Ironisa Tina. C’est peu de le dire. Elle a complètement craqué depuis que tu t’es enfui. Elle a pris ta défection comme une attaque personnelle. »

Le jeune homme ne répondit pas tout de suite, digérant la nouvelle. « Bah, elle ne sait pas où je suis ; elle ne peut rien contre moi, ici.
– J’espère bien, affirma vivement la jeune fille. Je suis partie le plus loin possible pour lui échapper aussi. Et puis comme cet engin appartenait à sa famille et que je le lui ai volé, je pense qu’elle me déteste à vie.
– Elle n’a pas l’air commode, votre veuve noire, commenta Simon. Cela m’étonnerait qu’elle vous trouve ici. Personne ne connait cette endroit, d’une part. Et personne n’aura l’idée de penser que vous vous trouvez ici, au beau milieu de nulle part.
– C’est parfait, on dirait le paradis ! Se réjouit Tina. Il est vraiment en sale état, tout de même.
– J’espère que tu ne comptes pas le réparer sur place, s’inquiéta Clay.
– Bah, je ne vois pas où je pourrais le réparer ailleurs, nota la blondinette.
– Je pense que nous pouvons le remorquer jusqu’à la clairière avec la voiture mécanique, proposa aimablement l’archéologue.
– Oui, je pense qu’elle y sera plus à l’aise, approuva le jeune homme.
– Peu m’importe, moi, tant que je peux le réparer tranquillement. »

Ils étudièrent la question pendant un moment. Tina remit son casque en cuir surmonté de ses lunettes d’aviatrice. Puis, elle suggéra que si ils effectuaient une petite réparation de fortune sur l’essieu, ils auraient plus de facilité pour le traîner car, comme il roulerait, cela reviendrait à une bête remorque. Les deux hommes acquiescèrent et tous se mirent à l’ouvrage. Après plusieurs essais infructueux, ils parvinrent enfin à fixer efficacement le planeur roulant à la voiture. Tina avait ramassé tous les débris et les avait entassés dans le cockpit. Simon conduisit très doucement, pour éviter de nouveaux accidents. Lorsque, enfin, ils parvinrent à la clairière avec l’appareil volant, ce fut un véritable soulagement. Pour fêter cela, l’archéologue sortit de quoi trinquer. En voyant la blondinette boire son verre cul-sec, il partit dans un grand rire. « Ce n’est pas un simple tord-boyau, vous savez, lui expliqua Simon. Il faut prendre le temps de le déguster ! » Ils s’assirent à l’ombre des arbres afin de souffler un peu. Clay en profita pour résumer ce qu’il faisait sur place avec l’archéologue et où se trouvait Ethelle actuellement.

« Et bah, commenta Tina. Tu en as fait du chemin ! Par contre l’idée d’aller dormir là-dessous ne m’intéresse pas.
– Ah ? Comment comptes-tu faire ? S’enquit le jeune homme.
– Je vais dormir ici, à côté de ma machine volante, ou dans la voiture si j’ai le droit.
– Oh oui, faites-vous plaisir, l’autorisa Simon avec un aimable sourire. J’espère que vous parviendrez à réparer votre planeur.
– Le planeur, ça devrait aller, estima la blondinette. C’est surtout le moteur qui m’inquiète. J’aurai peut-être besoin de pièces.
– Nous retournerons à la civilisation dans quelques jours, l’informa Clay. Tu pourras venir avec nous et voir si tu trouves ton bonheur.
– Parfait ! S’exclama la jeune fille qui paraissait de bonne humeur.
– Par contre, nous n’allons pas remonter très souvent, la prévint son ami. Ca ira, là, toute seule ?
– Oh oui, lui assura-t-elle. Tant que j’ai à m’occuper, ça ira.
– Evite de descendre nous rejoindre toute seule, continua-t-il. C’est très dangereux et tu pourrais te blesser.
– Aucun risque, affirma la blondinette. Il n’y a aucun risque que je descende là-dessous. Mais alors, aucun ! »

Après une petite pause, ils se levèrent de nouveau. Les deux hommes déchargèrent la voiture de leur affaires et matériel qu’ils avaient emmenés pour travailler dans la bibliothèque. Ils laissèrent à Tina la part des rations qui aurait du être dévolue à Ethelle, puisque cette dernière n’en aurait pas besoin. Ils lui proposèrent des outils, mais elle était déjà très bien équipée à ce niveau là. Simon se montra d’ailleurs épaté par la collection d’outils qu’elle avait réussi à dérober et à emmener. Ils souhaitèrent ensuite à la jeune fille du courage pour son entreprise. Elle leur répondit de même et les fixa jusqu’à ce qu’ils disparaissent à ses yeux, dans la faille. Tina espéra qu’ils ne risquaient rien dans ce trou noir. Son ami lui avait dit qu’il y avait une bibliothèque antique sous la colline. au delà du fait qu’elle n’avait jamais été très intéressée par ces soi-disant lieux du savoir, les ruines de bibliothèques l’intéressaient encore moins. Au sein des Faucheux, elle avait toujours réussi à ce que personne ne découvre son petit secret, qui aurait sans doute terni sa réputation de dure à cuire. La jeune fille avait peur du noir. Surtout, ce qu’elle craignait, c’étaient les choses tapis dans les recoins sombres. Et un lieu antique devait certainement être hanté de tout un tas de choses effrayantes.

La blondinette frissonna et se détourna rapidement, se mettant immédiatement au travail sur sa machine. Elle se demanda si Clay n’avait pas un peu exagéré lorsqu’il parlait du fait qu’ils recherchaient un moyen de sauver le monde de la magie qui s’avérait dangereuse. Si tel était le cas, elle ne s’en plaindrait pas, bien au contraire. Elle ne le lui avait pas dit, mais si son appareil avait pris feu, c’était le résultat d’une étrange attaque de la part d’un petit lézard volant qui avait craché du feu. Un peu comme la salamandre qui avait causé le grand incendie du parc des Deux Ormes. Evidemment, elle avait cru voir d’autres choses étranges, mais s’était toujours dit qu’elle avait du mal voir ou que son imagination lui jouait des tours. Elle haussa les épaules et se concentra sur sa tâche. Sa fidèle machine nécessitait ses soins attentionnés.

 

 

3430 mots aujourd’hui ! Et je ne sais pas si ceci est la fin du tome. La situation semble placée pour celui d’après, mais bon. De toutes façons il me reste 300 mots pour atteindre les 50 000, donc je me laisse demain pour réfléchir à cette question épineuse !