NaNoWriMo 2015 : Kit et Rielle Jour 8

En arrivant à la porte de l’hôtel, le garçon perçut un tressaillement de la part de Rielle. « Qu’est ce qu’il y a ? S’enquit il.
– Rien, juste une odeur qui m’a rappelé de mauvais souvenirs. » Balaya-t elle. Cela lui arrivait de temps à autre. Avec son flair développé, beaucoup de ses souvenirs étaient liés à des odeurs. Une fragrance pouvait ainsi la mettre en rogne sans aucune raison apparente. Kit avait prit l’habitude des humeurs liées aux odeurs et savait qu’il s’agissait juste du cerveau de sa soeur qui jouait avec elle. Il lui administra une tendre caresse sur la tête et ouvrit joyeusement la porte de l’hôtel. Laissant tomber son sac d’affaires dans un coin, il s’exclama avec entrain : « Maman ! On est rentrés ! » Il s’arrêta, net. Sa mère, au comptoir, était en pleine discussion avec des personnes en uniforme, qui tournèrent la tête dans sa direction en l’entendant. Il n’en avait jamais vu de tels. Ces gens étaient accompagnés de plusieurs civils – à défaut de savoir ce qu’ils étaient vraiment – dont tous n’étaient pas humains. « Cours ! Lui souffla Rielle d’une voix étranglée.
– Quoi ?
– Fait demi tour et cours, vite ! » Le pressa-t elle. Au moment où il faisait volte face, un homme l’interpella.

« Hé ! Toi là bas ! » Kit n’attendit pas la suite. Il faisait une confiance aveugle à Rielle et l’urgence dans la voix de celle ci avait suffit à le faire se mouvoir. Ouvrant la porte à la volée, il se précipita dehors et se mit à courir. La petite créature bleue et dorée avait enserré son cou de sa queue et planté ses griffes dans son épaule pour ne pas tomber. Le garçon entendit la porte de l’hôtel claquer ; il sut alors qu’il était poursuivi. « Attend ! » Cria une voix. Le garçon ignora l’appel et tourna au coin d’une rue. Il établit un plan mental du quartier. Comme il connaissait bien Bourgétoile, il se disait qu’il n’aurait aucune peine à se cacher. Malheureusement pour ces gens, se disait il, il avait pris l’habitude de semer n’importe qui dans les rues lorsque les contrebandiers faisaient du grabuge avant le dernier retour de Ed. Il entendit deux « Attrapez le ! » et un « Attrapez la ! » avant de se trouver trop loin. Il avait tourné deux fois à droite, une fois à gauche, avait pris un raccourcis par une allée d’immeuble qui traversait un pâté de maison et s’était réfugié dans un local à poubelles. L’atmosphère était nauséabonde, mais au moins, là, il pouvait reprendre son souffle sans risque.

« Pfiou ! Heureusement qu’on a pris le temps de manger un petit déjeuner ce matin. » Souffla Kit. Rielle ne répondit pas. Elle se serrait contre lui, aussi essoufflée que si elle avait elle même couru. Elle était visiblement complètement paniquée. « Tu sais qui sont ces gens ? s’enquit le garçon en se laissant glisser accroupi, les fesses sur les talons et le dos contre le mur.
– Ils sont avec ma mère, expliqua succinctement l’hippocampe.
– Mince ! Je croyais que Ed avait dit que tu étais en sécurité ici, qu’ils ne te retrouveraient pas…
– C’est ce que je pensais aussi, se désola Rielle. Je ne sais pas comment ils ont pu suivre ma trace.
– Ils ont peut être eu de la chance, suggéra Kit.
– Comment je vais faire maintenant ? S’inquiéta la jeune fille en panique. Maintenant qu’ils savent que je suis là, ils ne vont pas me lâcher. On ne sera plus jamais tranquilles !
– Chut, chut, calme toi voyons. » Le garçon l’enleva de son épaule et la prit dans ses bras, où elle se blottit. « On va trouver une solution. Pour le moment, nous sommes tranquilles, ici. Ca ne sent pas bon, mais on va avoir le temps de réfléchir. »

La petite créature bleue et dorée hocha la tête et parut un peu apaisée. Ils restèrent un moment silencieux, pensifs sur la situation. « On pourrait partir tout de suite pour Athenaïs, proposa Kit. C’est de l’autre côté de la planète et c’est gigantesque ; ils ne nous trouveront jamais là bas !
– Je suppose qu’ils te connaissent à présent, déclara Rielle qui avait repris le contrôle d’elle même et s’efforçait d’évaluer froidement la situation. Dès que tu seras inscrit à l’Ecole Planétaire de Pilotage, ils sauront que tu es là bas. A ce moment là, ce sera très facile pour eux de te retrouver.
– Mmhmm, émit le garçon déçu. C’est embêtant.
– Je ne te l’envoie pas dire, soupira sa soeur désemparée.
– Dans ce cas là, je ne vois qu’une autre solution. » Il avait dit cela sur un drôle de ton, qui fit dresser l’oreille à Rielle. Elle le considéra de ses yeux noirs d’un air interrogateur. « Il va falloir qu’on se sépare. Puisqu’ils me connaissent, ils vont me suivre. Ca te laissera du temps pour aller te cacher. Tu devrais rejoindre Bran : lui saura quoi faire.
– Mais je ne veux pas qu’on se sépare ! Protesta l’hippocampe bleue.
– Je crois que ça va être compliqué de faire autrement.
– Papa avait dit qu’on devait veiller l’un sur l’autre, persévéra Rielle qui avait abandonné toute forme de rationalité.
– Oui, acquiesça Kit. Disons que ça sera ma façon de veiller sur toi. »

Du pouce et de l’index, il musela tendrement la petite créature. Les yeux profonds de cette dernière se remplirent de larmes. Il la lâcha. Elle reprit sa forme humaine et ils se serrèrent dans les bras l’un de l’autre. « Ta solution est nulle, décréta Rielle avec une grosse boule dans la gorge.
– J’ai toujours été nul pour les solutions. » Confirma l’adolescent en pouffant de rire.

Ils se promirent de se retrouver le plus rapidement possible une fois que les choses se seraient tassées. Kit avait du mal à imaginer la vie sans sa soeur qui lui servait d’extension d’esprit et il en était de même pour Rielle. Ils avaient tellement pris l’habitude d’être ensemble, de manger ensemble, de dormir ensemble, de faire des bêtises ensemble et ainsi de suite, qu’ils avaient du mal à imaginer comment serait la vie tous seuls. La jeune fille se raccrochait aux souvenirs d’avant qu’elle rencontre son frère. Mais elle se rappelait surtout qu’elle se sentait toute seule. Et le fait de devoir se trouver de nouveau livrée à elle même l’effrayait. Mais elle prit sur elle d’avoir l’air courageuse. L’adolescent, quant à lui, s’efforçait de ne pas du tout penser à tout cela. Ils se relevèrent, toujours au milieu des senteurs nauséabondes des poubelles. Sur une dernière embrassade, Rielle reprit sa forme d’hippocampe à pattes. « Je vais les attirer sur moi, lui dit Kit. Comme ça, tu auras le temps de sortir de Bourgétoile avant qu’ils se rendent compte que tu n’es pas avec moi.
– Soit prudent, lui enjoignit la petite créature bleue et dorée. Ils ne sont pas toujours très tendres…
– Ne t’en fait pas pour moi, occupe toi surtout de rejoindre Bran le plus rapidement possible. »

Sa soeur hocha affirmativement la tête d’un air décidé. Kit lui sourit et ouvrit la porte. Ils partirent en courant chacun de leur côté. Le garçon avait à peine tourné à deux angles de rue qu’il tomba face à face avec un homme en uniforme. Il s’arrêta et ils échangèrent un regard interdit pendant une fraction. « Hé toi ! » S’écria l’homme, tandis que l’adolescent reprenait sa course. Il était satisfait d’avoir attiré l’un des poursuivants de Rielle. Il entendit d’ailleurs ce dernier appeler des renforts. Ils étaient en contact les uns avec les autres, parfait, se réjouissait il. Cela serait plus facile de les emmener tous dans une direction donnée. Il prit d’ailleurs la direction de l’hôtel, en courant suffisamment vite pour que l’homme qui le coursait le ne rattrape pas, mais pas à pleine vitesse non plus, afin qu’il ne le perde pas de vue. Mais les choses prirent bientôt mauvaise tournure. Plusieurs personnes en uniforme tentèrent de lui barrer la route à plusieurs reprises. Il les esquiva lestement, changeant de direction au dernier moment, se servant des passants comme bouclier, jetant des poubelles derrière lui en guise d’obstacle pour les ralentir.

Il était encore à plusieurs pâtés de maisons de l’hôtel de sa mère et commençait à sérieusement fatiguer, lorsque quelque chose le bouscula en grondant, lui faisant perdre l’équilibre. Il roula pour se retrouver sur le dos et se relever, mais une forme sombre se jeta sur lui pour l’empêcher de se redresser. Face à face avec deux rangées de crocs de taille inquiétante, il écarquilla les yeux et posta ses avant bras devant lui en réflexe pour se protéger. Bien lui en prit, car la bête qui l’avait jeté à terre claqua sa mâchoire sur son avant bras. Les canines s’enfoncèrent dans le cuir de son blouson jusqu’à traverser profondément sa chair. Kit hurla de douleur. Le chien – ou le loup, vu la taille de l’animal – s’agrippant à lui, l’adolescent le bourra de coups de poing de son bras libre. Mais la bête ne lâcha pas, jusqu’à ce que les hommes en uniforme entourent le garçon et que l’un d’entre eux lui ordonne de le lâcher. Deux autres relevèrent le garçon dont les larmes de douleur coulaient le long de ses joues. Malgré le mal que cela lui causait, il était soulagé que tout le monde semble s’intéresser à lui. Il se dégagea de l’emprise des deux uniformes qui le maintenaient et recula prestement, jusqu’à se retrouver dos à un mur. Il le jeta à tous un regard de défi, surveillant le chien du coin de l’oeil. Il n’avait presque plus mal au bras à présent, mais le souvenir de la douleur était toujours bien cuisant à son esprit.

« La bête que tu détiens est d’import illégal sur cette planète, l’informa platement celui qui paraissait être le chef des hommes en uniforme.
– N’importe quoi, répartit Kit. Je l’ai trouvée dans la rue. Et je n’ai jamais quitté cette planète, alors je n’ai pas pu l’amener ici !
– Peu importe, balaya l’homme. Nous devons récupérer cette créature illégale. Tu es prié de nous la remettre.
– Non. » L’adolescent rabattit frileusement les pans de son blouson sur lui, comme si il la dissimulait à l’intérieur. Il était très fier de sa prestation d’acteur. Ce n’était pas démérité, puisque les personnes face à lui le crurent.

« S’il te plait, garçon, soupira le chef des uniformes. Sinon nous allons devoir te la prendre de force. Et cela ne te plaira ni à toi, ni à moi.
– Mais je tiens à elle ! Plaida le garçon.
– Je te comprends. Mais rassure toi, nous prendrons grand soin d’elle.
– C’est vrai ça ? s’enquit Kit sur un reniflement suspicieux.
– Bien sûr. Nous sommes là pour prendre soin d’elle, je t’assure, tu peux me croire. » l’adolescent ne comptait pas le croire. Il faisait montre d’hésitation pour gagner du temps. Il évalua rapidement la situation. Le chien grondait toujours après lui. Les autres hommes en uniforme se tenaient prêts. Deux d’entre eux tenaient des filets. Les deux autres portaient des armes à seringues. Le chef lui faisait directement face. Il s’était déjà retrouvé dans ce type de situation. Le chien en moins. Celui là l’inquiétait particulièrement. Il serra les pans de son blouson plus fort. Puis, il baissa la tête en soupirant. « D’accord… » lâcha-t il enfin, comme si il capitulait. Le chef des uniformes laissa s’échapper un soupir de soulagement. L’adolescent fit un pas en avant, faisant mine d’ouvrir son blouson. Et, en un éclair, le pas anodin se mua en premier pas d’un sprint effréné. Les prenant de cours, il fusa au milieu d’eux et se retrouva dans leur dos en un clin d’oeil. Avec un peu de chance, il gagnerait encore de précieuses minutes.

Une masse le bouscula dans le dos. Le chien l’avait rattrapé en moins de deux et lui avait sauté dessus. Kit tomba de nouveau par terre et roula encore, levant les bras une nouvelle fois pour se protéger des crocs pointus. Alors que le chien allait encore refermer sa mâchoire sur lui, quelque chose le heurta à son tour, l’envoyant bouler. Le garçon s’assit prestement et crut que son coeur allait s’arrêter. La créature qui roulait à présent sur le sol aux prises avec l’animal était Rielle. Elle arborait à peu près la même taille et la même taille de canines. Elle grondait aussi autant que lui et faisait preuve d’autant d’acharnement. Les hommes en uniforme finirent par tenter de séparer les deux belligérants. L’un d’entre eux recula après avoir reçu un puissant coup de queue de l’hippocampe en furie. Un autre tenta de tirer un tranquillisant sur elle, mais n’atteint que le chien, qui cessa bientôt de se débattre. Rielle se redressa alors, se métamorphosant en même temps. Se plaçant ostensiblement entre Kit et les hommes en uniforme, elle leur fit fièrement face. De sa main droite, elle tenait le trident que Bran lui avait fait faire l’année dernière pour son anniversaire. Sa main gauche était posée sur sa hanche, signe de sa colère.

L’adolescent, en se relevant, nota qu’en plus des égratignures dues à la bagarre, du sang gouttait de l’avant bras de Rielle. « C’est curieux, constata-t il dans un coin de son esprit. Le chien l’a mordue au même endroit que moi… » Il releva machinalement sa manche et remarqua, non sans surprise, que son bras arborait à peine la marque des dents de l’animal. Pourtant il était certain d’avoir senti les crocs déchirer sa chair. Il n’eût pas le temps d’en tirer des conclusions. Le chef des hommes en uniforme s’adressait à présent à sa soeur. « Te voilà enfin, se réjouit il. Nous t’avons cherchée pendant bien longtemps, tu sais.
– Vous auriez pu vous épargner cette peine, rétorqua Rielle avec hargne.
– Tellement d’ingratitude, soupira l’homme. Bon, c’est la vie. Ca suffit de jouer maintenant, vient avec nous, sans faire d’histoires.
– Tu peux toujours rêver, refusa la jeune fille en faisant tournoyer machinalement son trident avant de le prendre à deux mains et de le pointer d’un air menaçant sur les personnes qui lui faisaient face.
– Allons, tu sais bien comment cela va se terminer, continua le chef des uniformes d’un ton blasé. Je vais me montrer persuasif et tu vas finir par me suivre, que cela te plaise ou non. En plus, figure toi que j’ai carte blanche sur les moyens pour te ramener. Alors tu penses bien que ça ne serait pas très malin de refuser, n’est ce pas ? »

Rielle ne bougea pas. Ses mains maintenaient toujours fermement le trident dans la direction des personnes en uniforme. Kit, quant à lui, ne savait pas quoi faire, ni que penser. Comment sauver sa soeur à présent qu’elle se tenait à la portée de ses poursuivants ? Pourquoi était ce elle qui saignait d’une morsure à l’avant bras alors que c’était lui qui avait été mordu ? Et puis aussi, pourquoi était elle ici au lieu d’être en chemin pour le ranch où travaillait Bran ? La tête commençait à lui tourner et il se trouvait vraiment désemparé. « Carte blanche ? finit par demander la jeune fille en desserrant à peine les dents.
– Oui, carte blanche. » Confirma l’homme d’un ton faussement badin, tandis que ses deux hommes armés pointaient leurs armes soporifiques sur Rielle, que l’un des autres récupérait le chien endormi et que le dernier avait toujours son filet en main. « Notamment, j’ai l’autorisation de faire ceci. » Expliqua l’officier qui paraissait commencer à trouver le temps long, en dévoilant une arme. Elle n’avait pas pour but d’endormir, celle là, mais bel et bien de tuer.

« Pfeuh ! lâcha dédaigneusement Rielle. Tu penses vraiment que la menace de me tuer va fonctionner ? Tu me sous estimes. Je sais très bien que maman me veut vivante.
– Oh, mais je ne comptais pas l’utiliser sur toi. » Précisa l’homme en jetant un regard éloquent en direction de Kit, toujours déboussolé. La jeune fille ne put retenir un cri de surprise. « Tu vois, je te l’avais dit, je ne suis jamais à court d’arguments pour te convaincre. Mais, comme je suis magnanime, je te laisse le choix : ou tu viens de toi même et ce bouseux garde la vie sauve, ou tu refuses et je le tue avant de t’attraper. Même si je n’y arrive pas tout de suite, je finirai par te retrouver et ton ami sera mort de toutes façons. C’est toi qui décide. » L’adolescent, malgré qu’il se sente encore comme dans du coton, comprit bien la menace. Il n’avait toujours pas abandonné l’idée de sauver sa soeur, même si il ne voyait pas comment. Néanmoins, l’idée que si il s’enfuyait, l’officier ne pourrait plus l’utiliser comme chantage, se fraya un chemin dans son esprit. Il était fatigué après les deux courses qu’il venait d’effectuer, mais il se prépara mentalement à fuir une dernière fois.

Il avait à peine esquissé un mouvement qu’un coup de feu retentit. Kit s’arrêta, net, et sentit une brûlure au niveau de sa pommette. Il porta sa main au visage et en retira du sang. En revanche, la plaie superficielle s’était déjà refermée. « Qu’est ce que tu as fait, Rielle ? demanda l’officier qui semblait avoir perdu son sang froid tout d’un coup et qui tenait encore son bras tendu au bout duquel fumait un antique revolver.
– Comme tu peux le voir, expliqua-t elle d’une voix grave, si tu le tues, tu me tues.
– Comment as tu osé faire une chose pareille ? s’emporta l’homme. C’est contraire à tous les enseignements de ta race, ça !
– Qu’en sais tu ? rétorqua la jeune fille aux yeux noirs de jais, sur la joue de laquelle perlait à présent un filet de sang. Tu ne connais pas les conditions dans lesquelles j’ai partagé ma vie avec la sienne. Tu ne sais rien. Tu ne comprends rien. Et… »

Elle fut interrompue dans sa tirade par un nouveau coup de feu. Cette fois, il émanait d’un fusil à seringues. Rielle eût seulement le temps d’ouvrir la bouche en une expression de surprise, avant de s’écrouler sur le sol. « Non ! » S’écria Kit en tombant à genoux à côté d’elle pour la prendre dans ses bras. Il fut repoussé sans ménagement par deux hommes en uniformes, qui s’emparèrent ensuite de la jeune fille. « Non ! Rielle ! Lâchez la ! » Alors qu’il se redressait pour faire déferler sa colère sur les ravisseurs de sa soeur, un coup derrière la tête de la part de l’homme au chien l’expédia dans le noir. Assommé, le garçon tomba à son tour sur le sol, tandis que les hommes en uniformes l’abandonnaient là, au milieu de la rue, en emmenant Rielle.

***

Lorsqu’il ouvrit les yeux, Kit constata qu’il était dans sa chambre. Il tourna vivement la tête en direction du lit jumeau pour se rassurer de son cauchemar. Mais le deuxième lit était vide et le Docteur Sam se tenait à son chevet, en compagnie de sa mère qui arborait une mine terriblement inquiète. « Maman ? » Parvint à émettre le garçon. Il tenta de se redresser, mais cela déclencha une explosion de douleur derrière son crâne. « Ouch ! Souffla-t il.
– Tu as pris un mauvais coup, commenta le médecin. Il va falloir surveiller ça pendant quelques jours, mais tu devrais t’en être tiré sans trop de mal.
– Sans trop de mal, répéta Kit machinalement. Et Rielle ?
– Rielle…

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