NaNoCamp Avril 2017 J+9 : Préquelles Arkhaiologia

Valentin était en train de se dire que le tri allait durer plus longtemps que prévu, lorsque le visiophone du laboratoire les interrompit. Surprise de recevoir un appel le week-end, Béatrice se leva néanmoins pour répondre. Son téléphone se mit à vibrer à plusieurs reprises en même temps. Elle consulta ses messages en même temps qu’elle acceptait la conversation du visiophone du labo. Le buste d’un officier de police s’afficha, qui lui demandait si son complexe était capable de stocker quelques petits dragons et, si oui, sous combien de temps elle pouvait les recevoir.

« Oh euh, comme je suis là, vous pouvez me les amener. Je vais préparer les cages.
– Parfait, se réjouit le policier. Vous nous enlevez une sacrée épine du pied ; on ne savait pas trop quoi en faire… Par contre, deux n’ont pas survécu à la poursuite. Mais le professeur Massamba nous a dit de vous confier les cadavres.
– Oui, en effet, confirma la jeune femme qui continuait de recevoir des messages de son tuteur en même temps. Je vais m’assurer d’avoir de quoi les entreposer.
– Merci, nous arrivons dès que possible. »

Béatrice le remercia à son tour et coupa la communication, tout en pianotant à toute vitesse sur son téléphone pour assurer Massamba que tout allait bien se passer. Elle espérait ainsi arrêter le flot ininterrompu de son tuteur bavard et généreux en recommandations. « Qui c’est qui te harcèle comme ça ? S’enquit Valentin.
– C’est Massamba. Enfin, j’ai eu un message de Pommier et bientôt quinze de Massamba.
– On dirait qu’il est aussi enthousiaste que toi, plaisanta le jeune homme.
– Voire même encore plus ! Renchérit Béatrice. Et encore, je ne lui ai pas dit que j’ai déjà commencé à étudier un dragon. Bon ! Je suis désolée, mais je vais devoir abandonner le tri pour le moment, je vais devoir préparer l’arrivée des autres dragons.
– Tu veux de l’aide ? S’enquit Valentin.
– Ça ne serait pas de refus, mais vous avez fort à faire pour retrouver les amis de Déa et Asklepios.
– Allons allons, balaya la femme aux yeux dorés. Askel et moi adorons rendre service. Et puis, avec notre aide, je suis certaine que tout sera prêt en un rien de temps ! Ordonnez, et ce sera fait. »

 

Pendant ce temps, dans une jungle en plein cœur de l’Afrique, une jeune femme reposait entièrement nue sur un lit de pétales de cerisiers. Elle se réveilla en sursaut, repoussa ses mèches noires et lisses qui encombraient son visage et grimaça au souvenir de l’intense douleur qu’elle avait subie en guérissant. Qu’est ce qui avait bien pu la blesser à ce point ? Était-ce ce voile noir qui avait eu l’air de recouvrir l’horizon tout entier ? Combien de temps avait-elle dormi ? Et combien de temps son esprit allait-il rester brumeux ? Elle prit sa tête entre ses deux mains, plissant ses yeux en amande. Que de questions ; elle se sentait aussi confuse que ses souvenirs.

La jeune femme se leva. Une autre question lui traversa l’esprit : d’où venaient ces pétales roses sur lesquels elle était couchée à l’instant ? Elle scruta les alentours du regard. Cet environnement lui paraissait presque étranger, comme si elle n’avait pas l’habitude de se trouver dans un tel endroit, et percevait sa présence comme saugrenue en ce lieu. Elle toucha pensivement les grandes feuilles alentours. Celles-ci, comme répondant à son appel silencieux, se penchèrent vers elle, la caressant doucement, presque avec tendresse.

La jeune femme demanda aux plantes alentours si elle pouvait leur prendre quelques feuilles pour se vêtir. Sa requête fut acceptée et des morceaux entiers de végétation tombèrent d’eux-mêmes autour d’elle. Pour remercier la généreuse flore de ces lieux, elle posa ses mains sur les plantes. Une lumière rouge nimba son corps et les végétaux s’étant montrés généreux virent leurs feuilles manquantes repousser. Grâce aux abondantes feuilles immenses qu’elle avait à sa disposition, la jeune femme se confectionna un kimono végétal.

Sa confusion se dissipait peu à peu, elle le sentait. Une certitude s’imposa : elle devait retrouver les autres. C’était important. La jeune femme s’auréola de lumière et sourit. Elle se souvenait enfin qu’elle était Amaterasu.

 

Au même moment, deux énergumènes profitaient du soleil sur le sable fin d’un îlot dangereusement proche d’un volcan. « Hé, [Machin], tu crois que ça suffira à les alerter ? S’enquit l’un des deux d’une langue que plus personne n’avait entendu parler depuis longtemps.
– Je ne sais pas trop [Bidule], répondit l’autre d’un air dubitatif. C’est bruyant, c’est sûr, mais est ce que ça les atteindra ? Rien n’est moins sûr.
– Normalement Askel devrait entendre, supposa le premier avec entrain.
– Sauf s’il ne s’est pas encore éveillé, temporisa le second. C’est un paramètre à prendre en compte.
– Rha tu es trop sérieux ! »

[Bidule] se leva et commença un véritable échauffement, faisant rouler ses muscles fins sous sa peau. Très vite, il se lança dans des acrobaties de plus en plus impressionnantes. Il n’était pas très grand, mais disposait d’une excellente détente. « Et toi, tu ne tiens pas en place. » Rétorqua [Machin]. Celui-ci était beaucoup plus grand et costaud que son agile compagnon.

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