NaNoCamp Avril 2017 FIN

Salutations !

Pendant ce NaNoCamp j’ai fait un super brouillon de 32 pages A4. Maintenant que ça m’a permis de mettre mes idées plus au clair (oui, parce que je suis incapable de planifier avant de commencer à écrire, ça n’arrive pas à se mettre en forme dans ma tête : il faut absolument que mes personnages soient en situation et que je découvre les choses avec eux pour trouver comment tout s’organise), il est temps que je le reprenne du début, que je l’écrive sous forme de journaux de bord et que j’aille jusqu’à la fin. Parce que c’est ça qui est frustrant marrant quand on écrit, c’est qu’il faut parfois tout recommencer ou dire adieu à des pans entiers de ce qu’on a fait.

J’avais déjà plus ou moins l’idée de faire ces préquelles sous forme de journal à la base (pour les insérer plus facilement dans la suite d’Arkhaiologia) mais je n’arrivais pas à commencer. Alors je suis partie de la forme de roman parce que, ça, j’ai l’habitude. Maintenant que je suis lancée, je devrais arriver à refaire le début sous forme de journal et continuer sur la suite, même si je ne connais pas encore tous les détails.

En résumé : je m’arrête là, mais c’est pour mieux recommencer ! C’est que c’est long l’élaboration de romans quand même. Et je suis tellement lente à l’écriture x) Bref !

J’ajouterais aussi que les NaNoCamps sont bien pratiques pour se fixer sur une idée à traiter. Pour moi le fonctionnement est vraiment différent de celui du NaNoWriMo. D’ailleurs je me demande si un jour je serai capable de faire un NaNoWriMo sur une suite de roman que j’ai déjà fait. Je n’en suis toujours pas sûre. Ce qui veut dire qu’en l’état j’aurai un nouveau projet pratiquement tous les ans hahaha ! Ce n’est pas du tout perturbant 😛 L’avantage, c’est que ça va me faire un stock d’embryons de romans à reprendre selon mon envie. C’est pas mal aussi.

Le prochain Camp NaNo se déroulera en Juillet, au passage. Venez participer !

NaNoCamp Avril 2017 J+24 : Préquelles Arkhaiologia

Les trois antiques réalisèrent rapidement qu’ils avaient beaucoup de doublons. Ils en avaient aussi plusieurs avec Valentin qui avait participé aux recherches. Le jeune homme avait compté travailler pendant que ses trois étranges amis fouillaient les ressources de la bibliothèque.

Finalement il s’était laissé prendre par la fièvre de l’enquête. Plus important, il commença un journal pour noter tout ce qu’il pouvait à propos de ce qu’il apprenait des trois êtres surhumains.

[Tout refaire sous forme de journal finalement. Ensuite découvrir l’existence de la machine qui fait apparaître le voile qui absorbe la magie dans une grotte d’une montagne quelconque -> ironiquement créé par un mage et alimenté par la magie. Quelque organisation fournit un générateur avec des gens pour l’installer, parce que le coup des créatures magiques commence à devenir ingérable. Valentin et Béatrice font partie du voyage cette fois. Dans l’intervalle il faut convaincre les sept qu’ils vont devoir une fois de plus disparaître dans l’opération. Ce n’est pas quelque chose qui les enchante particulièrement (voire, crée quelques dissensions ?) D’ailleurs, Valentin et Béatrice ne pensent pas que ça soit la solution. À la montagne il y a des soucis (je suppose des créatures magiques qui n’ont pas trop envie de mourir -> à déterminer) et finalement il ne reste plus que Valentin et Béatrice qui décident de ne pas activer la machine. En gros. Avec l’apparition de créatures/mages/dragons de plus en plus puissants et envahissants et les gouvernements n’arrivant pas à s’organiser, la civilisation s’effondre petit à petit. Valentin finit sa vie comme conteur itinérant et sa copine et lui ont une vie d’une longueur surprenante (mais il faut dire qu’ils connaissent les bonnes personnes -> les sept), d’ailleurs je suppose qu’il va faire partie lui-même du folklore. Il continuera d’aller poser ses recherches à bibliothèque je suppose (ou ailleurs, mais y aura une indication, on verra). Lorsque la magie atteint son apogée, V et B seront certainement morts à ce moment là, quelqu’un se met en tête d’activer la machine (parce que c’est vachement plus drôle quand l’histoire se répète)]

NaNoCamp Avril 2017 J+22 : Préquelles Arkhaiologia

A la fin de la journée, après plusieurs sessions de course entrecoupées de pauses, il n’avait toujours pas trouvé âme qui vive, ni récupéré ses souvenirs. Heureusement, l’homme avait parcouru tellement de distance que la neige avait laissé la place à de la végétation. Il se disait que si il continuait ainsi le lendemain, il trouverait certainement des endroits plus propices au peuplement.

En attendant, l’homme devait se trouver de quoi combler son appétit. Il mourrait de faim en plus du froid. Comme il n’avait trouvé personne, il allait devoir se procurer de la nourriture par lui-même. [Chasse d’un animal quelconque typique de la région, faire du feu et récupérer la fourrure]

La nuit allait se passer un peu mieux que le début de sa journée. Il avait le ventre plein et du feu pour éloigner un peu le froid qui glaçait ses entrailles. Peut-être que, pendant la nuit, ses souvenirs reviendraient. C’était du moins ce qu’il espérait.

 

Amaterasu, Asklepios et Déa étaient enchantés par la BU où les avait emmenés Valentin. Par les livres qu’ils voyaient de partout, bien sûr, mais aussi par les techniques d’accès des écrits. La plupart des ouvrages étaient numérisés et accessibles de n’importe quelle bibliothèque du monde. Les moteurs de recherche étaient aussi particulièrement affinés. Les deux antiques passèrent le plus clair de leur temps à remonter sur des ouvrages de plus en plus anciens. Déa écarquilla les yeux lorsqu’elle aperçut une copie moyen-âgeuse d’un ouvrage beaucoup plus vieux qu’elle avait elle-même eu l’occasion de lire avant son long sommeil. Elle ne trouva l’original nulle part ; il avait dû être perdu dans les affres du temps qui grignotait tout.

Encouragée par sa trouvaille et devenant de plus en plus efficace pour trouver des mots-clefs, elle commença enfin à chercher des référence à un mystérieux voile noir qui aurait exterminé la population surnaturelle du monde. La femme aux yeux dorés ne trouva pas de témoignage direct. Elle dégota en revanche des contes, un poème et quelques références obscures qui paraissaient en rapport. Sa bouche exprima un rictus frustré. Elle espérait trouver des indications un peu plus précises et moins cryptiques. Comme Valentin et Béatrice lui avaient montré, elle enregistra des copies des textes pour les montrer aux autres plus tard.

Pour qu’ils puissent mettre en commun leurs trouvailles et, qu’en ce dimanche proche d’examens, beaucoup d’étudiants se trouvaient à bibliothèque pour travailler, Valentin demanda une petite salle où ils ne dérangeraient personne. On lui attribua une salle de classe du sous-sol, celle où ils avaient exposé un cadavre de banshee. Les trois antiques inspectèrent la salle avec intérêt – ils n’avaient jamais vu de paillasses ni de tableau blanc – avant de se mettre au travail.

NaNoCamp Avril 2017 J+19 : Préquelles Arkhaiologia

Elle n’eut pas l’occasion de vraiment connaître Geb l’égyptien. Après les avoir réunis et leur avoir légué leur héritage, les anciens se retirèrent presque aussitôt. Ils leur avaient laissé toutes leurs connaissances et, même, quelques conseils. Les nouveaux, étant des inconnus provenant des quatre coins du monde jusqu’alors, prirent alors le temps de faire connaissance. Après tout, puisqu’ils allaient passer les dizaines – ou centaines, ou plus – d’années ensemble à travailler pour aider l’humanité, autant essayer de se rapprocher les uns des autres. Il s’avéra qu’ils étaient tous en phase les uns avec les autres, ce qui les encouragea ; les anciens leur avaient dit que tel n’avait pas toujours été le cas. La jeune femme laissait sa mémoire revenir peu à peu, sans les presser malgré son impatience.

Yingana laissa ses vieux souvenirs de côté en arrivant au sommet de la colline et en découvrant le panorama qui s’offrait à elle. Une cité s’étendait à ses pieds. Elle n’en avait jamais vu une aussi étendue, ni aussi lumineuse. Pourtant, il ne devait pas se trouver de grande ville près de l’endroit où elle se trouvait pensait-elle. Yingana était sensée se trouver au nord des contrées qui avaient vu naître son ami Chaahk. Et les plaines nord de ce grand continent n’étaient peuplées que de petits villages et de tribus nomades. Elle s’assit, toujours environnée de son essaim de fées et, comme tous les autres à un moment, elle se posa la question de combien de temps elle avait dormi.

 

Dans le froid sibérien, une main à la peau d’ébène jaillit de la neige. Le corps, nu, suivit peu après, grelottant furieusement. L’homme était grand et très visible au milieu de la neige. Sachant qu’il allait souffrir s’il restait ainsi dans l’atmosphère glaciale – tout en étant étonné de ne pas être déjà mort – il inspecta le soleil à la recherche du sud. L’ayant trouvé, il partit instinctivement dans cette direction en courant, ignorant les morsures de la neige sous ses pieds et celles du froid sur les autres parties de son corps athlétique. Il n’avait aucune idée de ce qu’il faisait nu au milieu de la neige, ni de l’endroit où il se trouvait. Ce qui le perturbait le plus était qu’il ne savait pas non plus son nom, ni comment il survivait dans ce froid mortel.

L’homme repoussa ses pensées qui le déconcentraient. Il était déconcerté, mais s’était fixé l’objectif de trouver d’autres êtres humains ; c’était ce qu’il y avait de plus pressant en l’état, estimait-il. Lorsqu’il commença à fatiguer, il avait déjà avalé plusieurs dizaines de kilomètres. La force de ses muscles étant surhumaine, il faisait d’immenses foulées. Le coureur en était lui-même surpris ; il ne s’attendait pas à autant de puissance.

NaNoCamp Avril 2017 J+17 : Préquelles Arkhaiologia

La nuit noire n’était pas aussi noire que ce à quoi Yingana s’attendait et ce, malgré le petit essaim de fées qui virevoltaient autour d’elle en bourdonnant doucement. Elle n’avait pas l’habitude d’être empêchée de contempler les étoiles à sa guise. Du moins, en avait-elle la sensation. Elle avait du mal à rassembler ses souvenirs et ses pensées, comme si elle dormait encore à moitié après une trop longue nuit de sommeil. La lumière qui l’empêchait de voir les étoiles provenait de derrière les collines. Yingana était intriguée : elle n’avait jamais rien vu qui pouvait causer une telle luminosité. Intriguée, elle décida de se rendre dans cette direction.

Athlétique et habituée depuis sa plus tendre enfance à galoper dans l’immensité de ce qui était à présent nommée l’Australie, la jeune femme arriva rapidement aux collines qu’elle commença à gravir. La faune et la flore d’ici étaient très différentes de celles dont elle avait eu l’habitude étant petite. Jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre qui allait changer sa vie, en même temps que lui faire visiter le monde entier. Elle avait cru rêver lorsque cet homme, lourdement maquillé autour des yeux, richement doté de bijoux de métaux brillants et portant des vêtements d’une matière blanche flottante qu’elle ne connaissait pas, s’était retrouvé face à elle. Il s’était présenté comme Geb et lui avait dit qu’elle était la personne qui allait lui succéder.

Ce qu’il lui avait révélé ensuite avait bouleversé la vision du monde de la jeune femme. [Petite explication à propos des huit dieux qui se font passer pour diverses divinités]

NaNoCamp Avril 2017 J+16 : Préquelles Arkhaiologia

La jeune femme s’arrêta brièvement en apercevant la nouvelle venue. Les présentations furent vite faites et Béatrice se concentra sur ses prélèvements. Lorsqu’elle eut terminé, Amaterasu prit sur elle de motiver la végétation afin de faire disparaître l’immonde flaque. De nombreux brins d’herbe perdirent la vie dans ce combat acharné mais, bientôt, le carré de verdure reprit son apparence d’origine. Avec des brins d’herbe un peu plus gras et verdoyant qu’ailleurs, mais qui irait remarquer un détail pareil ?

Ils retournèrent ensuite à leur tri pour trouver des indices sur les quatre membres manquant du groupe. Malheureusement, à part d’autres pistes sur le fait que l’apparition du volcan avait quelques éléments un peu mystérieux (trouver desdits éléments ?), ils ne trouvèrent rien de bien concluant. Avec tout cela, la soirée était déjà là. Déa avait doté Amaterasu de vêtements et avait changé les siens, ainsi que ceux d’Asklepios. Elle leur avait fourni des des habits ressemblants à ceux de Béatrice et Valentin, se contentant de changer leurs couleurs. Les trois antiques se sentirent mal à l’aise dans leurs nouveaux atours, jusqu’à ce que Béatrice leur révèle l’existence des sous-vêtements.

La fin de la journée étant déjà là, ils se retrouvèrent tous dans l’appartement de Valentin, cette fois. Alors que les trois dieux essayaient de se souvenir dans quelle zone du monde les autres membres de leur groupe s’étaient rendus. Après avoir étudié un globe, la nouvelle arrivante avait convenu avec ses deux compagnons que le volcan du Pacifique était très probablement la signature de leur duo infernal Chaahk et [Bidule]. Assis sur le canapé, ils devisaient à propos de leurs amis manquants.

« La question à se poser aussi, déclara Amaterasu, c’est qu’était ce voile noir et qui l’a lancé ?
– C’est une bonne question, convint Déa. Je ne me souviens pas d’un mage suffisamment puissant pour faire une chose pareille.
– Pourquoi un mage aurait-il absorbé toute la magie du monde ? Interrogea Asklepios. Il perdrait tout son pouvoir.
– C’est sûr que ça peut paraître étrange, acquiesça la femme aux yeux dorés. Mais cela reste une possibilité.
– Un mage qui voudrait changer le monde, ça ne me parait pas si surprenant. » Commenta le médecin de sa voix profonde, avec un fin sourire.

Déa fit apparaître suffisamment de plats pour nourrir un régiment et de boissons pour abreuver une troupeau de chameaux assoiffés. « Du coup, pour la suite, vous préférez continuer les recherches sur vos compagnons ou alors que nous essayons de nous renseigner sur ce voile noir ? S’enquit Valentin.
– Les deux ! S’exclama Déa.
– Mmmh, ça ne me dit pas grand chose comme ça, déplora le jeune homme d’un ton songeur. Je vous emmènerai à la bibliothèque dès demain. Il y a pas mal de choses sur l’histoire, le folklore et les mythes. J’espère qu’on trouvera quelque chose à ce propos. Ce qui m’intrigue, c’est qu’une catastrophe de cette ampleur, qui a changé le monde, devrait forcément avoir laissé une énorme trace dans les récits. »
Béatrice approuva d’un hochement de tête.

NaNoCamp Avril 2017 J+12 : Préquelles Arkhaiologia

– Certaines créatures dotées de magie se décomposent instantanément après la mort, expliqua Asklepios.
– Moi qui espérait pouvoir les autopsier… Soupira la jeune femme. Je vais au moins essayer de récupérer ce… truc dégoûtant là. »

Elle se précipita à l’intérieur pour aller chercher de quoi prélever des échantillons. En l’attendant, Valentin s’approcha de l’amas visqueux, fasciné par la dissolution des derniers fragments animaux. Il se demandait si le bout d’herbe était condamné. « Amaterasu s’approche. » Déclara soudainement Asklepios. La femme aux yeux dorés acquiesça et pencha pensivement la tête sur le côté. Valentin supposa qu’elle la contactait par télépathie. Une seconde plus tard, une jeune fille toute menue apparut juste à côté de lui. Vêtue d’un échantillon conséquemment varié d’une flore exotique dont Valentin ne savait pas déterminer la provenance, elle loucha d’un air dégoûté sur la flaque organique.

« C’est la tête que tu fais alors qu’on se retrouve après plusieurs centaines d’années de sommeil ? Taquina Déa la nouvelle venue.
– Oh… Je suis désolée commandante ! S’excusa instantanément Amaterasu. Et cette langue est nouvelle, non ?
– Oui, les choses ont beaucoup changé depuis que nous nous sommes endormis, convint la femme aux yeux dorés. Ils font de la magie sans magie par exemple. C’est assez impressionnant. Et déconcertant, aussi. Comment nous as-tu retrouvés ?
– Je me souvenais que tu étais dans ces contrées, résuma la jeune fille vêtue de feuilles. Ça paraissait logique de commencer mes recherches par là. Et puis tu m’as jointe et me voilà. Par contre…
– Oui ? L’encouragea Déa.
– Je n’arrive pas à couvrir de grandes distances.
– C’est normal, la rassura Asklepios. Nos pouvoirs sont limités à cause de la magie disponible. »

L’homme aux yeux orangés et la femme aux yeux dorés expliquèrent à leur petite compagne ce qu’ils avaient compris de leur situation. Au même moment, Béatrice fit de nouveau son apparition.