NaNoWriMo 2016 : Arkhaiologia Jour 20

Surtout avec quelqu’un d’aussi éparpillé que Simon. Pour le moment, celui-ci paraissait être plongé dans une intense réflexion. Comme cela ne changerait plus rien désormais, la rouquine rabaissa le levier. « Bon bon bon, émit l’archéologue. Il faut que je prenne quelques notes pour ne rien oublier. » Il s’assit sur les marches pour griffonner furieusement dans son carnet. Ethelle en profita pour redescendre vers la porte par laquelle ils étaient entrés. Clay la suivit avec sa lanterne. Une fois qu’ils se retrouvèrent dans le couloir avec toutes les portes, le jeune homme lança :

« Ne trouvez-vous pas cela étrange que nous n’ayons trouvé personne ?
– Non, ils sont morts, répondit la rouquine.
– Oui, non mais je sais cela, s’irrita un peu l’ancien Faucheux. Je ne suis pas totalement stupide. Je demandais pourquoi nous ne trouvons pas de corps ?
– Ils ont du se décomposer, proposa la jeune femme en haussant les épaules.
– Ah ? Je croyais que les conditions de conservation étaient exceptionnelles. Tout le mobilier est encore là, jusqu’à des objets insignifiants comme des balais. Sans compter que nous avons réussi à faire fonctionner une machine plusieurs milliers après ! Nous devrions au moins trouver des morceaux de squelettes, ne pensez-vous pas ?
– Je ne sais pas, s’irrita la jeune femme à son tour un peu vexée de ne pas avoir eu l’idée la première. C’est vrai que c’est étrange. Mais je n’ai pas d’explication. »

Même si elle était déçue de ne pas avoir songé aux cadavres plus tôt, Ethelle songea qu’elle préférait qu’il en soit ainsi. La bibliothèque fantôme, bien que très intéressante, aurait été complètement lugubre avec des corps éparpillés ça et là dans la poussière millénaire environnante. Elle frissonna et secoua la tête pour enlever les images morbides qu’elle avait dans la tête. « Et nous ouvrions d’autres portes ? Proposa-t-elle à son compagnon.
– Excellente idée ! » Se réjouit Clay. Grâce à l’appui offert par le jeune homme, elle prit sur elle d’abaisser la poignée de la porte située en face de celle de l’amphithéâtre. A sa grande déception, elle ne s’ouvrit pas.

« Tiens moi ça, lui enjoignit l’ancien Faucheux en lui tendant la lanterne. Je suis un expert en terme d’ouverture de portes.
– Même des portes d’une civilisation avancée disparue ? Se moqua Ethelle.
– Elles restent des portes, je devrais y arriver. » Décréta-t-il. Tout en s’emparant de petits crochets dans sa poche, il commença par essayer d’ouvrir la porte de manière conventionnelle. Comme sa compagne n’avait pas réussi, il poussa de toutes ses forces. Cela n’eut aucun effet. Il se pencha vers la serrure et se mit à fouailler l’intérieur avec ses outils de crochetage. « J’espère que leurs serrures fonctionnent comme les nôtres, souffla-t-il.
– Je l’espère également. » Approuva la jeune femme qui assistait à la scène dans l’expectative. Elle leva les yeux sur l’inscription au-dessus de la porte. Ne sachant la déchiffrer, la rouquine fut assaillie par une vague de frustration et elle se promit de demander à Simon de lui enseigner les rudiments de cette langue.

« Je ne sais pas trop ce que je suis en train de faire, l’informa Clay les traits tirés par la concentration. Mais je fais des choses, c’est certain. » Un cliquetis lui donna raison et la porte s’ouvrit enfin. Ethelle leva la lanterne tandis que son compagnon découvrait l’intérieur de la pièce. Les tables de la pièces étaient carrelées. Aucun des deux n’avait jamais vu de telles tables. Il y avait également des installations dont ils n’avaient aucune idée de l’utilité. Dans un angle de la salle trônait un grand tube d’un mètre de diamètre qui allait du sol au plafond. Il était rempli d’un liquide et d’une créature, visiblement morte, mais extrêmement bien conservée. « Vous vouliez voir des corps ? Ironisa la rouquine à l’intention de son compagnon. En voici un…
– Oui, acquiesça-t-il en s’approchant du tube. Mais cette chose n’est pas humaine.
– C’est le moins qu’on puisse dire, approuva la jeune femme en le suivant.
– Qu’est ce que c’est ? » La question de Clay resta en suspend.

Ils examinèrent créature avec un mélange de curiosité et de dégoût. Elle n’était pas humaine, mais avait tout de même deux bras et, si l’on exceptait la forme serpentine qui lui tenait lieu de jambes, elle pouvait passer pour un humain femelle. Elle était nue, bien sûr, et sa bouche était grande ouverte en un rictus d’effroi sur un cri silencieux. « Je ne sais pas ce que c’est, répondit finalement Ethelle. Mais… Elle semble effrayée.
– Penses-tu qu’ils lui ont fait du mal ici ?
– Peut-être, ou alors elle est morte comme ça.
– Je pense que nous sommes face à une créature surnaturelle, supposa Clay.
– C’est également mon avis, approuva la rouquine. Sinon, pourquoi aurait-elle une queue de serpent à la place des jambes ?
– Qu’avez-vous trouvé ? »

La soudaine irruption de Simon les fit sursauter et l’un comme l’autre durent se faire violence pour réprimer un cri de terreur. « Vous pourriez être un peu moins effrayant, lui reprocha Ethelle.
– Je suis désolé de vous avoir surpris, s’excusa l’archéologue avec un sourire rayonnant qui démentait quelque peu ses propos. Voyons voir ce que nous avons là… » Il examina à son tour la créature qui flottait dans le tube. « Elle est morte, conservée dans quelque chose qui doit ressembler à du formol, je suppose, déclara-t-il mécaniquement comme si il se trouvait tout seul. Regardez, sous sa chevelure, on ne peut pas voir de vraies oreilles comme les nôtres ; elles sont réduites à un petit trou… C’est tout bonnement fascinant. Une banshee.
– Une quoi ? Interrogea Ethelle qui n’avait pas compris le dernier mot.
– Une banshee, répéta Simon. Depuis que je suis venu ici et que j’ai découvert que cette merveilleuse civilisation avait eu des soucis avec des évènements surnaturels, je me suis beaucoup intéressé au folklore des régions. Encore plus qu’avant, veux-je dire, parce que je me suis toujours beaucoup intéressé à tous les folklores régionaux : je trouve cela passionnant. »

Ils restèrent tous silencieux un bref instant. « Et que font les banshees ? S’enquit Clay qui continuait de fixer la créature.
– Oh, elles informent de la mort prochaine d’un membre de la famille de la personne qui les voit hurler, expliqua brièvement l’archéologue. Elles sont annonciatrices de malheurs et celle-ci… Et bien il semblerait qu’elle ait été capturée ou tuée au beau milieu d’un cri. C’est vraiment fascinant, je n’aurais jamais cru voir une vrai banshee un jour.
– Mais comment avez-vous su qu’il s’agissait d’une banshee ? S’enquit Ethelle. Elles sont sensées avoir une queue de serpent et manquer d’oreilles ?
– Non, pas vraiment. En fait, la description physique change d’un conte à l’autre. Certains les décrivent comme de magnifiques jeunes femmes, d’autres comme des fantômes sans véritable forme et il existe beaucoup d’autres descriptions à leur sujet.
– Comment avez-vous su dans ce cas ? Demanda Clay en répétant la question de la jeune femme rousse.
– Et bien, en fait, c’est juste écrit en bas du tube, leur révéla Simon. Sur cette petite plaque de métal vissée. »

Les deux jeunes gens baissèrent la tête. Il y avait effectivement une inscription mais, comme aucun des deux ne pouvait la comprendre, ils ne s’étaient pas attardés dessus, rapidement hypnotisés par la chose inconnue flottante. « Mmmh, reprit Simon en inspectant la pièce autour d’eux. Cet endroit est étrange, je n’ai jamais rien vu de tel.
– Pensez-vous qu’ils étudiaient cette créature ici ? S’enquit l’ancien Faucheux.
– Je ne crois pas non, répondit l’archéologue. Je pense qu’elle est plutôt placée là comme un ornement.
– C’est étrange, comme ornement, commenta Ethelle qui n’aurait jamais mis une telle chose en guise de décoration chez elle. Je trouve cela un peu de mauvais goût.
– Il faut le voir plutôt comme un trophée, expliqua Simon. Et pense que cet endroit était un lieu de travail.
– Pourquoi y a-t-il de petits éviers à chacune de ces tables ? Demanda la jeune femme rousse. Et pourquoi ces tables sont-elles carrelées ?
– Ahlàlà, si seulement je savais tout cela ! Se désola l’archéologue. Il y a tellement de choses que j’ignore encore ! »

Ethelle et Clay compatissaient intérieurement avec l’homme. La compréhension de cette civilisation disparue allait demander beaucoup de travail, c’était évident. Et la vie seule de Simon risquait de ne pas suffire pour élucider tous les mystères de cette bibliothèque. « Pourquoi appelle-t-on cet endroit une bibliothèque ? S’enquit soudainement Clay. Ne sommes-nous pas sensés trouver des livres ici ?
– Oh oui, il y en a, lui assura Simon. Les étages supérieurs sont emplis de livres. Mais cette bibliothèque est un lieu de travail en général, pas seulement de lecture, loin de là. Il y a beaucoup de zones dédiées à diverses choses un peu partout.
– Ils avaient l’air tellement intelligents, s’émerveilla le jeune homme.
– Il devait y avoir des génies et des gens bêtes, comme toujours, temporisa l’archéologue avec un fin sourire. Ce qu’ils ont construit est particulièrement impressionnant et il est clair qu’ils cultivaient tout ce qui est intellectuel, mais ils n’étaient certainement pas des surhommes. Ils paraissaient en proie aux mêmes chamailleries que les humains de notre époque, de ce que j’ai pu comprendre de leurs écrits. »

L’ancien Faucheux hocha la tête, songeur. Il avait l’esprit plein de merveilles à démêler et à digérer. Cela faisait beaucoup d’information pour un seul homme. Ethelle avait moins de difficulté à ingérer toutes ces choses, même si cela lui donnait parfois le tournis. Elle essayait de s’imaginer ce que pouvait être la vie des personnes qui peuplaient cette bibliothèque autrefois. C’était un exercice difficile d’extrapoler ce que ces gens pouvaient bien faire dans cette pièce. Alors que son regard errait sur les tables carrelées, la jeune femme se figea. Des personnes translucides se tenaient à présent autour des étranges établis. Certains faisant mine d’écrire, d’autres devisaient en riant. Ils avaient l’air jeunes, environ son âge et celui de Clay, et ils étaient vêtus d’étranges vêtements. Plusieurs des jeunes femmes portaient des pantalons – ce qui ne se faisait pour elle que dans le cadre de l’équitation et de l’exploration, encore que dans ces cas son vêtement comportait quand même un jupon jusqu’aux genoux – et des corsages particulièrement évocateurs. Les jeunes hommes, quant à eux, paraissaient cultiver une attitude négligée.

Alors que la rouquine restait bouche-bée, de même que ses compagnons qui avaient tourné la tête et gardaient leurs yeux écarquillés devant le spectacle qui s’offrait à eux, une autre ombre translucide arriva de la porte par laquelle ils étaient entrés. Il s’agissait d’une femme, plus âgée que les jeunes gens de la pièce. Elle portait un étrange manteau blanc qu’elle n’avait pas boutonné et qui laissait apparaître le même type d’accoutrement que celui des jeunes femmes assises aux tables. Puis, comme les ombres étaient apparues, elles disparurent d’un coup, comme par enchantement. L’archéologue et ses deux compagnons restèrent un long moment interdits, immobiles et silencieux. Puis Clay prit une profonde inspiration et brisa le silence : « Qu’était-ce donc que cela ? Lança-t-il d’une voix un peu plus aiguë qu’à l’ordinaire.
– Une autre manifestation de la technologie antique ? » Suggéra Ethelle.

Simon ne répondit pas tout de suite. Il paraissait aussi abasourdi qu’en pleine réflexion. Finalement, en constatant que ses deux apprentis attendaient une réponse de sa part, il se reprit et déclara : « Je ne pense pas que ce que nous venons de voir ait un rapport avec la technologie de cette civilisation. Nous n’avons rien déclenché qui aurait pu produire cela. Non. Selon moi, il s’agit de ce qui a causé la destruction de cette civilisation.
– Comment donc ? S’enquit Ethelle qui n’était pas certaine de voir où l’archéologue voulait en venir.
– C’était, je pense, une manifestation de fantômes, ou quelque chose de ce genre là, tenta d’expliquer Simon.
– Vous pensez qu’il s’agissait d’une apparition surnaturelle ? Vérifia Clay.
– Oui, acquiesça l’archéologue. N’oubliez pas que nous sommes dans une phase de réapparition du surnaturel. Dans un endroit aussi chargé de souvenirs, il est normal que nous soyons confrontés à quelques spectres.
– Vous dites cela comme si ce n’était pas une perspective effrayante, lui reprocha la rouquine d’un ton accusateur.
– Parce que cela ne l’est pas, raisonna Simon avec enthousiasme et comme si cela était évident. Ce que nous avons vu était certainement juste une réminiscence d’une scène qui s’est produite il y a des milliers d’années. Nous ne risquions rien avec eux, ils n’étaient pas là. »

Les deux apprentis explorateurs restèrent de nouveau silencieux quelques instants, le temps d’intégrer les explications de monsieur Derrington. « Y a-t-il des risques que nous voyions d’autres réminiscences comme celle-ci ? Demanda finalement Ethelle.
– Tout est possible ! Eluda l’archéologue.
– Est-ce un oui ? Vérifia Clay.
– Il n’y a aucun moyen d’en être sûr, avoua finalement Simon. Mais selon moi, il y a de grandes chances pour que nous assistions à d’autres scènes fantomatiques.
– C’est une perspective un peu morbide, grommela l’ancien Faucheux.
– Oui, approuva la rouquine. Mais cela pourrait peut-être nous permettre de comprendre certaines choses sur cet endroit… Tant que cela reste inoffensif. » L’archéologue adressa à la jeune femme l’un de ses fameux sourires radieux, l’air de penser qu’elle venait enfin d’avoir eu l’illumination qu’il attendait qu’elle atteigne. Après un long instant de réflexion, Clay finit par se ranger également du point de vue qu’il pourrait être intéressant d’assister à d’autres scènes jouées par des fantômes. « Mais pas trop. » Ajouta-t-il en frottant la chair de poule sur ses bras.

Cette fois, les deux jeunes gens attendirent que Simon termine de griffonner dans son carnet au lieu de partir de nouveau explorer tous seuls. Ils avaient l’irrationnelle impression qu’en restant avec lui, ils risquaient de faire moins de mauvaises rencontres. Un peu comme si, par ses raisonnements, tout devenait moins effrayant. En jetant un coup d’œil par dessus l’épaule de l’archéologue, Ethelle put constater qu’il ne faisait pas que prendre des notes. Il gribouillait aussi des schémas et était actuellement en train de faire une esquisse de la banshee présumée qui flottait dans son tube de verre. « J’aurais bien aimé emmener un photographeur avec nous, badina-t-il en constatant que ses deux compagnons étaient très attentifs à ce qu’il faisait ou parce que le silence environnant était étouffant. Malheureusement tout est tellement sombre ici que cela n’aurait pas donné de clichés satisfaisants. C’est pour cela que, pour le moment, je dessine. Pour oublier le moins de détails possibles. »

Pour patienter, ils errèrent tout de même dans la salle, pour l’inspecter. Ils ouvrirent les placards qui se trouvèrent sous les étranges bureaux carrelés, mais ils ne trouvèrent rien qui leur évoquait quoique ce soit. Clay découvrit un récipient plein de petites boules colorées à appendice et un autre plein de petits tubes rigides. Une étrange construction leur laissa penser que les petites boules pouvaient être fixées les unes aux autres grâces au tuyaux rigides, afin de former des structures tridimensionnelles. Mais ils n’avaient aucune idée de ce que cela était sensé représenter ou à quoi cela pouvait bien servir. Evidemment, Simon trouvait tout très intéressant et décida de conserver la construction, qu’il manipula avec beaucoup de précautions, la plaça minutieusement dans une boite rembourrée qu’il rangea ensuite dans sa besace. « Il y a tellement d’objets, ici, dont je n’ai pas la moindre idée de l’utilité, soupira Clay. C’est un peu désespérant.
– Je comprends votre émoi, croyez-moi, compatit Simon. Dans ce métier, nous avons besoin d’être très patients. A force d’étude, nous finissons par élucider tout un tas de mystères ! Et c’est merveilleux, vous verrez ! »

Les paroles de l’homme excentrique et passionné firent mouche. Ses deux apprentis explorateurs récupérèrent un peu de motivation et examinèrent la salle de fond en comble, avec beaucoup de minutie. Ethelle fit la remarque que le grand tableau blanc sur le mur qui faisait face aux tables carrelées ressemblait beaucoup aux tableaux verts qu’elle avait eu dans son école de Notre Dame des Roses. En touchant sa surface, craquelée par endroits, elle estima qu’elle n’avait aucune idée de la matière dont il s’agissait, et que des craies auraient du mal à écrire dessus. Simon, qui en avait emporté, leur donna une craie pour qu’ils puissent faire un essai. Comme la jeune femme l’avait subodoré, la craie n’écrivait pas sur ce tableau là. Clay entreprit donc de chercher ce qui pourrait bien écrire sur cet objet blanc. Il trouva d’étranges tubes aux bouchons colorés et se montra certain que ces objets devaient être les craies qu’ils recherchaient. Malheureusement, les pinceaux sous les capuchons étaient secs. Ils ne purent donc pas vérifier son hypothèse.

Ils passèrent beaucoup de temps dans cette pièce à examiner le moindre objet et à en discuter passionnément. Ethelle était définitivement conquise par l’exercice. Au point qu’elle commençait à ressentir le besoin de tenir, elle aussi, un carnet pour noter ses pensées. Une fois qu’ils eurent passé la salle au peigne fin, Clay se mit à bâiller, faisant pouffer Simon. « Il est tard, effectivement, en convint l’archéologue en rangeant sa montre à gousset qu’il venait d’examiner. J’ai même entendu mon estomac gargouiller tout à l’heure. Je pense qu’il est grand temps que nous allions nous restaurer et nous reposer au camp ! » Il n’eut pas besoin de convaincre les deux jeunes gens qui étaient en train de prendre conscience de leur fatigue et de la faim qu’ils ressentaient. Les trois compères empruntèrent de nouveau le couloir, dans la direction des escaliers qui allaient les mener au rez-de-chaussée.

En arrivant dans la petite pièce qui servait, selon Simon, de zone de détente à l’époque, l’archéologue les félicita pour le ménage qu’ils y avaient fait. « Nous n’avions pas eu le temps de vous demander, puisque vous étiez déjà parti, commença Clay en désignant un énorme objet métallique rectangulaire plus grand que lui, mais savez-vous à quoi servait cette grande boîte en métal ?
– J’ai mes présomptions, oui, lui avoua l’archéologue. Voyons voir si vous en venez aux mêmes conclusions que moi. » Piquée par le défi, Ethelle s’approcha de la boite en métal sur le devant de laquelle avait été fixé un grand panneau en verre qui permettait de voir à l’intérieur. Le panneau était recouvert de poussière, mais quelqu’un en avait un peu enlevé. La rouquine supposa qu’il s’agissait de l’œuvre de Simon. Elle enleva un peu plus de poussière et examina l’intérieur.

« Ha ! s’exclama-t-elle triomphalement après quelques minutes d’observation et de réflexion. Il s’agit d’un placard à provisions !
– A quoi voyez-vous cela ? S’enquit Clay éberlué par la confiance que la jeune femme avait placé dans ses propos.
– Aux bouteilles, révéla Ethelle. Du moins, à celles qui restent. Certaines ont une forme très bizarre, mais je suis certaines que ce sont des récipients. Et au-dessus… Et bien c’est difficile à dire parce que la plupart des choses se sont désagrégées, mais ce devait être de la nourriture.
– Bravo ! Se réjouit Simon en applaudissant. J’en étais arrivé à la même conclusion ! En parlant nourriture, le repas est prêt. Venez donc profiter de notre premier souper dans cette merveilleuse bibliothèque antique. »

 

 

3204 mots pour aujourd’hui, encore de l’avance de prise !

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